Résumé de la série : Au lendemain de la guerre de sécession, un groupe de soldats confédérés sème la terreur. Ces loyaux serviteurs d’un Sud sécessionniste et raciste s’en vont de meurtres en pillages. Leurs refus de déposer les armes et d’accepter la défaite, ils le hurlent en faisant couler le sang de ceux qui croisent leur route.
Le capitaine Ralton Van Dorman est à la tête de cette horde de militaires-pillards. Afin de lever sa propre armée et de venger l’honneur perdu de la Confédération, il décide de s’emparer d’un légendaire diamant, « L’œil de Caïn ».
Dans une succession de travellings grandioses où s’impose l’immensité de l’Ouest américain, les frères Van Dorman vont se livrer une bataille sans merci, tragique reflet d’un territoire sauvage livré à la seule folie des hommes. Jodorowsky et Boucq s’attaquent au mythique Far West et en exposent avec brio les deux principales composantes : fureur et violence.
L'attaque du ranch est une des scènes d'action les plus intenses qu'il m'ait été de lire en BD. Rien que pour ce moment de bravoure et de talent (tant au dessin qu'au scénario), les auteurs méritent toute mon admiration.
Le bouncer est vraiment né sous une mauvaise étoile : après avoir combattu ses 2 frères jusqu’à la mort dans le cycle précédent, ce fils d’une prostitué et d’un indien croit enfin trouver le bonheur dans les bras d’une prostitué au passé bien sombre, mais c’est évidemment pour mieux retomber dans l’horreur et le malheur ! Si le seul fait de se faire planter le jour de son mariage aurait suffit à son malheur, ce videur de saloon manchot se voit également contraint d’exécuter sa bien-aimée après avoir été désigné bourreau officiel de Barro-City par un sort qui à l’art de s’acharner de façon malsaine sur lui dans cette fantastique série.
Si le scénario m’a semblé un peu moins fluide que dans le premier cycle, le dessin aux paysages panoramiques du grand Ouest de cette époque reste fabuleux et les personnages portent toujours leur personnalité sur le visage.
Comme dans le cycle précédent la quête de vengeance est à la base de cette nouvelle tranche de malheur du bouncer, avec une histoire qui connaît son apogée avec le siège du ranch qui est digne des plus grandes scènes cinématographiques de l’Ouest !
Pour des raisons que je ne peux expliquer sans dévoiler la fin de l'album précédent, le bouncer n'est pas content de ses dernières pendaisons. Il faut dire qu'on lui a un peu forcé la main. Du coup, il va se venger en essayant d'empêcher le massacre généralisé d'une famille de paysans.
Cette séquence est le morceau d'anthologie de l'album, violente certes mais réussie. Et après cela le bouncer récupère son "pôpa" et on retombe dans le sirupeux.
Cette série est aussi énervante que réussie. Réussie grâce à l'intrigue et les dessins, énervante par un certain nombre de détails qui foutent tout par terre.
A noter que jamais plusque dans cet album, le dessin de Boucq ne m'a fait autant penser à celui d'Hermann.