Résumé de la série : 1244, Montségur. Alors que la reddition des Cathares est proche, quatre Parfaits emportent le trésor monétaire de leur Eglise. Parmi eux, Aliénor et Asaliah, tous deux sur Terre pour conjurer le Mal, s’éprennent l’un de l’autre et provoquent l’échec de leur mission. Pendant des siècles le Monde sera plongé dans l’obscurantisme à moins qu’Aliénor, durant ses vies successives, ne gravisse les dix Séphiroth de l’Arbre de la connaissance...
Paris, aujourd’hui. Aline est depuis toujours fascinée par les châteaux cathares, et plus particulièrement par Quéribus. Victime d’une agression, elle est secourue par l’historien Azal. Partageant la même passion, une grande complicité s’installe entre eux. C’est alors que bascule le destin d’Aline, partie quelques jours dans la région de Carcassonne...
Enfin ! Après 4 ans d'attente (deux éternités !) voici qu'est sorti le tome 2 des "Derniers jours de la Géhenne" !
Et c'est une bonne surprise. Après un premier tome qui posait les pions d'une manière que j'avais trouvé quelque peu difficile à suivre, voici que cette suite précise le type de mystère dans lequel il faut s'attendre à se voir embarquer.
Le dessin reste comparable à celui du T1. On remarquera que le trait dans certaines cases est plus gras que dans d'autres. Ersel travaillerait-il à différentes échelles pour une même planche ? (Je vous rassure, ce détail ne gâche en rien la lecture.) On regrettera cependant la difficulté que semble rencontrer le dessinateur à reproduire d'une case à l'autre un même visage. Mais là, je chipote un peu trop !
Au niveau du scénario de ce T2, on apprécie les parallèles entre le passé et le présent. Parallèles qui sont le ciment de l'intrigue. Ces voyages dans le passé sont un bon prétexte à de belles scènes médiévales qui sont bien dosées et équilibrent les scènes du présent.
Autre chose: je trouve la pochette particulièrement plus réussie que celle du tome 1 (où le visage de cet homme m'a toujours paru un peu trop tordu, ce qui était peut-être malhabile dans la mesure où une pochette est souvent la vitrine de ce qu'on doit s'attendre à voir dans la BD...). (C'est que je dois préférer voir des belles femmes, aussi !!!) ;-)
Allez, et, pour finir, petit détail pour les chasseurs d'erreurs (qui s'en était donné à coeur-joie à propos du bracelet d'Aline qui changeait de bras, dans la librairie, tome 1 !); une erreur de couleur sur le panneau "Interdiction de tourner" (scène de rue, le soir, où on voit un couple se promener) sur lequel les couleurs blanche et rouge ont été inversées...