En 1907 un jeune militaire, Amédée Fario, rêve de gagner le Tour de France.
Après son service, pour réaliser son rêve, il est obligé de travailler comme porteur et ravitaille l'Observatoire du Pic du Midi.
Il est prêt à prendre tous les risques, même pendant l'hiver, pour pouvoir avoir son vélo et enfin s'entraîner.
Dessin et couleur :
Christian Lax, rend parfaitement l'ambiance de la montagne, par des couleur claires et lumineuse.
Son dessin est soigné et précis, les détails sont bien rendu, sans surchargés les cases, et nous permettent de nous plonger dans cette aventure humaine avec facilité.
Scénario :
L'auteur nous fait partager sa passion du cyclisme et nous fait connaître les origines du Tour de France avec les isolés (ceux qui non pas de sponsor et qui sont obligés de tous se payer), les contrôles surprise en cours de l'étape, les accidents dûent aux aléas du matériels de l'époque, les journalistes sportifs et les grands pionners du tour de France.
La comparaison avec le Tour de France que nous connaissons aujourd'hui est obligatoire et le constat est indéniable, celui que nous connaissons à perdu de sa superbe.
Mais cette oeuvre nous expose une superbe aventure humaine où les hommes se surpassent pour gagner le bouquet du vainqueur, avoir leur surnom dans le journal sportif et ainsi rentrer dans la Légende du Tour de France.
Cette BD est sublime et je la conseille à tous ceux qui aiment les grandes aventures humaine, où les hommes vivent leur passion. Si vous aimez le Sommet des Dieux ou tous autres ouvrages montrant à quel point l'Homme peut devenir grand en dépassant ses limites, alors achetez L'Aigle sans orteils de Lax.
Je ne pensais pas qu’une BD parlant de vélo et de Tour de France pourrait m’intéresser ou me passionner. J’avais tort. Cet album m’a transportée dans la vie et le rêve de cet homme qui veut courir, pédaler envers et contre tour. C’est magnifiquement raconté ! Le dessin lui aussi m’a beaucoup plu avec son petit côté « souvenirs d’antan ».
Une belle histoire, pleine d'humanité.
A partir de la vie d'un homme ordinnaire qui ambitionne de s'acheter un vélo afin de participer au Tour de France au début du XIXe siècle, Lax réussit à nous passioner pour ce destin à la fois beau et tragique.
"L'aigle sans orteils" nous entraine donc dans le sillage d'Amédée Fario et nous n'aurons de cesse de vivre avec lui les efforts, les espoirs et les déceptions qu'il collectionne. Porteur dont la mission est de hisser à la cime du pic du midi du matériel pour la construction de l'observatoire, il fait la connaissance de Camille, scientifique. Ce dernier se fait apporter par Amédée "l'Auto", journal dans lequel il se régale de la lecture des résultats sportifs de cette nouvelle compétition qu'est le Tour de France. Amédée, conquis par l'enthousiasme de son nouvel ami, finira par se fixer l'objectif de s'essayer à la grande boucle, de se mesurer aux "grands" de l'époque. Les événements feront que l'achat de son premier vélo n'aura pas été de tout repos: il lui en coutera même la totalité de ses orteils. Mais ce handicap ne freinera pas la motivation d'Amédée dont la volonté est de fer...
Tadam... je me force à ne pas en dire trop plus...
"L'aigle sans orteils" est une très belle BD dont la palette de couleurs peut rappeler celle des vieux journaux et des vieilles photos. Elle met l'accent aussi, sans contrastes, sur l'importance de la force des ennemis d'Amédée; le bleu de la neige glacée, les ocres de la boue des chemins avalés par les roues des vélos... Le trait de Lax rend sympathiques les personnages qui doivent nous le paraitre autant qu'antipathiques ceux dont le rôle l'est: les journalistes exclusifs, les contrôleurs de l'épreuve du Tour de France, le commerçant "rapace"... Cette histoire est une chronique comme je les affectionne, le récit de l'histoire de gens simples. La notion de héros y est présente, mais il est question là de héros au quotidien; ces gens que seules des oeuvres comme cette BD savent rappeler à notre bon souvenir.
Le lecteur que je suis a suivi Amédée "dans la roue". J'ai donc regretté que la fin du scénario soit si brutalement apportée, mais je sais que c'est pour éviter un certain "hors-sujet", pour laisser le lecteur dans l'ambiance de la course cycliste, et pour nous faire participer, à notre niveau, à la douleur d'une destinée comparable à une ascencion sans sommet...
Quand on entend les plus anciens dire que le Tour de France, ce n’est plus comme avant on a souvent du mal à comprendre. C’est vrai, on a vu des images en noir et blanc à la télé, des anciennes photos d’époque, mais souvent on ne reconnaît aucun de ces héros des générations précédentes du tour.
Cette BD à le mérite de donner un côté humain à cette époque et de nous en rapprocher, en nous faisant vivre (et en couleur s.v.pl) l’ambiance du Tour de France avant la première guerre mondiale tout en donnant un visage humain aux participants.
Et c’est vrai qu’après lecture il faut bien se dire que "Le tour, ce n’est plus comme avant" ... et l’on en viendrait presque à regretter cette époque que l’on n’a pas connue. Plus qu’un récit sur le vélo, l’Aigle sans Orteils est aussi un récit très humain sur le courage, la volonté, la montagne, merveilleusement dessiné et mis en couleurs.
Je me méfie de la collection Air Libre qui ne m'a parfois pas vraiment convaincu ! Et puis là plutôt bonne surprise...au détour d'une histoire et de personnages assez "communs" se tisse une histoire attachante et dont on finit par suivre le fil sans trop broncher...mais sans grande passion tout de même !
Le dessin et les couleurs sont très belles, notamment toutes les planches sépias qui nous plonge dans l'ambiance photos d'archives. Les passionnés de la petite reine risque eux de prendre beaucoup de plaisir tant le travail documentaire semble avoir été fait avec sérieux...
Info édition : 450 exemplaires numérotés et signés
Dossier "Making-of" (repèrages, technique de mise en couleurs,...) de 14 pages illustré et commenté par l'auteur