Résumé de la série : Un ennemi sans visage, une histoire humaine, un combat pour la vie. Le Feul, une mystérieuse maladie, tue sans distinction hommes, femmes et enfants de toutes races. Parmi ceux-là, les Oldis pleurent leurs morts sans comprendre l’origine du mal qui les terrasse peu à peu. La découverte d’un Bourouwn, membre de la tribu rivale, précipite les deux villages dans une lutte inévitable.Pourtant, au-delà des rivalités et des préjugés, ces deux tribus vont devoir s’unir pour comprendre et faire face à la maladie… Commence alors un long périple pour remonter aux racines du Feul.
Ce premier album nous permet de faire connaissance avec les divers personnages et l'histoire de cette terrible maladie que toutes les diverses races craignent, mais qui vont devoir cohabiter et s'entraider pour subvenir à leur besoin et leur quète.
Que du plus dans cet album, le dessin comme le scénario.
"Le Feul" est sans conteste une BD d'héroic fantasy originale. Le monde développé ici est frappé par une étrange maladie. Afin d'espérer la vaincre, il faut entamer un long voyage et s'associer à d'autres peuples.
Le scénario développe en plus de l'aspect fantasy une histoire humaine où les héros doivent apprendre à marcher ensemble malgré les différences culturelles et l'incompréhension qui en découle.
Le dessin et les couleurs sont très réussis et illustrent à merveille cet étrange monde.
"Le Feul" est une excellente BD, bien loin de la fantasy commerciale à laquelle nous habitue Soleil. On attend le troisième et dernier tome avec impatience.
Heroic fantasy + Soleil... voilà deux arguments qui au premier abord ne prêchent en faveur de cette série (je suis méchant il y a beaucoup de bons albums chez Soleil). De plus, comme beaucoup de séries ses jours-si les couvertures en jettent un max, situation qui a trompé plus d'un bédéphile :wink:. Une fois passé ces premières appréhensions, Le Feul m'a séduit et même passionné.
Une maladie étrange (le feul) décime les habitants d'une petite communauté au bord du fleuve... Evidemment la cause ne peut que venir que de l'amont chez les barbares qui servent de voisins. La situation se corse quand ses même voisins, également au prise avec ce mal, pensent la même chose. Face à ce nouvel adversaire les petites différences sont oubliées et une expédition se met en place pour aller à la source de ce mal qui, en fait, semble toucher tous les habitants de ce monde.
Le ton de la série est basé sur la fraternité et le respect d'autrui, par moment c'est presque un peu trop pédagogique, deux messages toujours d'actualité. L'avancée de l'expédition est double, les personnages apprennent à se connaître et se respecter et apprenne à comprendre le milieu (nature, animaux) dans lequel ils vivent. Comme lecteur, nous sommes au même niveau que les héros, cette situation rend la lecture très prenante. Le récit m'a fait beaucoup pensé à Aldébarran de Léo, aussi bien sur le plan de l'invention (faune et flore très précise) qu'au niveau du graphisme. Le dessin de Peynet est moins épuré que celui de Léo, on y décèle néanmoins une parenté de style (finesse du trait, personnage). Le Feul c'est un peu Aldébarran rencontre Le Seigneur des Anneaux :wink:.
Héros attachants, fil conducteur fort et construction pleine d'invention...vivement la suite !
Incontestablement le début d’une bonne et intéressante série. L’histoire qui débute par l’image d’une épidémie ravageuse qui ne fait pas de distinction entre peuples distille par petites touches un discours sur la tolérance, la compréhension de l’autre, etc. Un discours plein d’humanisme et d’humanité auquel il est difficile de rester insensible. Par ailleurs le dessin de F. Peynet illumine cette histoire, lui confère quelque chose d’extrêmement vivace et sensible. Un très bon début qui me donne envie de connaître la suite.