Résumé de la série : Après de longues années passées en esclavage au service des Turcs, Arnold Paul, converti à l'islam, peut enfin rentrer chez lui.
Mais à Medwedja, son village natal, il n'est pas plus chez lui qu'en Perse turque. En récupérant ses biens, échu à des tiers en son absence, et en refusant de payer un tribut aux indépendantistes haïdouques,il se marginalise. En tant que converti, il fait par ailleurs figure d’hérétique.
Victime d'un crime qui provoque la mort de sa femme, et auquel il ne réchappe que grâce à sa puissante constitution, il n'a personne vers qui se tourner. On accuse le “revenu de la mort” de vampirisme et on le traque. Il deviendra le monstre qu'on a voulu voir en lui. (c) Casterman
Excellente bd qui renouvèle très bien le mythe des vampires. Rien n'est dévoilé jusqu'à la fin et tout reste plus ou moins mystérieux. On est pas ici dans les clichés de ce genre d'histoire de vampires et l'histoire est très bien racontée avec un bon rythme. Les dessins sont efficaces avec de bon choix de cadrages. Ce 1er tome laisse présager, pour les tomes suivants, une prépondérance d'un personnage secondaire (le médecin français) au pouvoir bien étranges.
Arnold Paul s'est converti à l'Islam et revient sur les terres de sa famille, en Serbie. Ce retour est mal vécu; d'une part parce qu'il reprend son bien en mettant des profiteurs dehors, d'autre part parce qu'il est "le traitre" aux yeux de beaucoup. Une femme saura prouver qu'il est bien qui il prétend être après des années d'absence et ainsi lui redonnera sa place. Mais...n'est-ce que la jalousie qui mènera cette femme à vouloir lui nuire par la suite ? En effet, celle-ci est à l'origine du meurtre de la (fraîchement épousée) femme d'Arnold Paul et ce dernier va être victime d'un complot quasi-général ayant pour but de se débarrasser de lui aussi. Mais il a la peau dure, le colosse, et, comme le laisse entendre le titre de ce tome 1, il... reviendra. Là, on passe la porte d'une dimension qui nous éloigne du réalisme: le médecin local et le mystère de certaines de ses pratiques nous font nous poser des questions sur Arnold Paul (meurt-il, finalement ?) et sur le devenir de Mirko, complice dans les affaires de meurtres mais désormais lié à sa victime par le sang; Mirko que l'on retrouvera assurément dans la suite...
D'une très belle qualité de dessin, cette histoire est prenante. Le récit est assez linéaire, donc il a l'avantage d'être simple. On note qu'à un moment, la narration est faite un peu à la manière d'une chanson illustrée. Si la "première mort" d'Arnold Paul est lentement amenée, le rythme s'emballe sur la fin et la succession des événements est de plus en plus rapide. Un tourbillon de violence et de mystère. Puis, tout à la fin, après une planche se déroulant dans un certain "au-delà" où les personnages sont comme en apesanteur, le rythme se recale sur une vitesse de récit normale, le récit revient "sur terre": le tome 2 peut commencer !