Résumé de la série : Des destins se croisent sur une route, au lendemain du 17 avril 1975, quand les Khmers rouges ont brutalement évacué toutes les villes du pays. Les personnages se savent en sursis au point de se définir comme des gens “n’étant pas encore morts”. Ils font partie des trois groupes qui seront au cœur de la tragédie à venir : paysans, citadins et Khmers.
Portraits croisés entre oppresseurs et oppressés, ce magnifique album sur le génocide cambodgien des Khmers rouges nous plonge intimement dans la tragédie. Les dessins, de véritables peintures, mettent en relief la souffrance et la noirceur des âmes.
Un récit très humain sur le Cambodge en guerre.
Témoignage troublant d'une des pires tragédies du dernier siècle : le massacre sous silence de toute une population au Cambodge par les Khmers rouges. Cette tragédie est surement une des plus inexplicable de tous les temps : la façon dont le pays s'est recrovillé sur lui-même, la violence et l'immoralité insoutenable des Kmers de Pol-Pot, ainsi que la manière dont les faits ont été passés sous silence dans un monde internationale pourtant au firmament de ces luttes et ces vues pacifistes (les années 70) sont tout bonnement inimaginable.
Cette BD est une suite de portraits, de peintures de ce drame. Les clichés sont froids, parfois sans liens (justes quelques hommes et femmes différents sur la route de l'exode voulut par les Khmers pour forcés les gens a travailler dans les rizières).
Les dessins sont troublants ; on retrouve énormement de portaits, de visages défaits à la limite de la mort. Cette représentation est une pure réussite. Les émotions sont formidablement bien rendues
Cet album raconte les horreurs qu'ont infligés les Khmers rouges aux cambodgiens. A travers le visions de personnages qu'ils soient soldats ou simple paysans on se rend compte que ces horreurs touchaient au final tout le monde car même les soldats les plus fidèles finissaient par être reconnus comme des traitres si ils ne remplissaient pas leur quotas de massacres si bien qu'ils finissaient eux même par être les victimes de ces même quotas. Vous l'aurez devinez ce n'est pas une BD vraiment joyeuse mais elle est vraiment très intéressante à lire.
Séra nous livre ici une bande dessinée très intéressante et artistiquement très réussie. Dommage que le récit soit trop complexe. On perd très rapidement le fil de l'histoire qui apparaît alors sans véritable cohérence.