Résumé de la série : Paris occupé, 18 juin 1944. Dénoncée par une lettre anonyme, Jeanne, une jeune résistante, vient d’être arrêtée par la police française.
Le jour même, François, un cambrioleur sans scrupules et quelque peu cynique, subit le même sort et se retrouve dans la même cellule du même commissariat.
A la faveur d’une alerte, Jeanne et François s’échappent par les toits. Dès lors, par le jeu du hasard et de la nécessité, le sort commun des deux jeunes gens, que pourtant tout sépare, semble scellé. Pour le meilleur, et pour le pire.
J'ai bien-sûr enchaîné sur le deuxième volume avec la rencontre savoureuse entre Jeanne et Cécile. L'histoire se déroule inexorablement illuminée par la présence des deux soeurs. Le final plein d'espoir pourrait nous faire augurer d'un troisième diptyque.
(Cet avis vaut pour les 2 tomes)
La série "Le vol du corbeau" nous offre, pour notre plus grand bonheur, une prolongation du plaisir que la lecture de "Le Sursis" avait fait naître. A lire absolument.
La péniche où se trouve Jeanne et François a été réquisitionné par les Allemands afin d'acheminer du matériel. Il est donc plus difficile pour Jeanne de retrouver sa soeur et de découvrir l'identité du mystérieux corbeau.
Ce deuxième tome est un peu moins savoureux que son pécédent du point de vue des dialogues. Néanmoins, le scénario est très bien ficelé, même si un peu prévisible, et réussit à captiver le lecteur. Les dessins sont, bien sûr, toujours superbes !
La fin laisse espérer une suite ...!?? En tout cas, on espère.
Une très bonne BD très jolie (mais perso vu le sursis j'en attendais pas moins).
Le seul bémol que je reproche est le trop grand lapse de temps séparant les parutions entre tome 1 et 2 ce qui fait qu'en se penchant un peu sur le tome 1, vu les indices qui 'y trouvent, on devine la suite et le "rebondissement" qui intervient dans le 2nd volume... ce qui est dommage pour un rebondissement !
Sinon mis a part ce petit reproche, une très belle BD à lire et à relire.
Dénouement admirable, quoique tirant un peu en longueur sur la fin. Les dialogues sont moins truculents que ceux du premier opus, mais la beauté, l'intelligence et l'ambition de l'ensemble emportent tout sur leur passage. Ce nouveau diptyque est très largement à la hauteur de son illustre aîné, sinon meilleur, oserai-je dire ! Gibrat a fait une oeuvre unique et originale. Un plaisir comme il m'en a trop rarement été donné en BD.
Pour conclure sur un spoiler, je doute que le meurtre d'un Alsacien, engagé volontaire dans la Wehrmacht et en passe de faire subir les derniers outrages à notre Jeanne préférée, soit du niveau d'un téléfilm consensuel signé par le Service Public ! Et Jean est TRÈS loin d'être ce qu'on appelle communément un héros de la Résistance ! Enfin bon, les interprétations, ça va, ça vient... La subtilité glisse souvent entre les doigts de ceux qui s'en réclament.
P.-S. Merci à Protais pour sa remarque concernant le clin d'oeil au film d'Autant-Lara, lequel m'avait échappé.
L'intrigue est menée de main de maître. en effet on est littéralement plongé dans cette histoire notamment avec un rythme accéléré qui ne nous laisse aucune minute de répit. De plus en ce qui concerne les révélations il n'y a pas a dire elles sont vraiment à la hauteur, même si le "truc" de François pour faire ses cambriolages tranquils pouvait être deviné, il n'y avait aucun moyen d'en être sûr et certain. Le suspense et bien ménagé et la lueur d'espoir de la fin laisse présager un dénouement heureux. Bref un excellent moment.
Le second album s'est fait désirer... et a tenu toutes les promesses du premier. La grande Histoire rejoint la petite. Le scénario ne faiblit à aucune page et le dessin est absolument magnifique. Un très bon moment de lecture que nous offre Gibrat. Merci Monsieur Gibrat.
Bingo, j'intercepte le camion qui vient livrer mon libraire, j'y trouve Le vol du Corbeau 2, génial....
Gibrat conclue ce cycle admirablement, le scénario vaut les précédents, il n'est ni meilleur, ni pire, aussi bien...
Comme pour la série Le Sursis à laquelle le Vol de Corbeau fait suite, le titre révèle sa signification dans ce dernier tome.
Le dessin est également conforme à la réputation de Gibrat, les couleurs sont appropriées. En fait, les 2 cycles pourraient être réunis dans un coffret ou en intégrale sans qu'on n'y voie une discontinuité.
Suite du même niveau que le T1, le rythme est assez lent, mais dérive aussi agréablement que celui de la péniche sur laquelle ont pris place les protagonistes.
La guerre passe en arrière-plan, mais quelques salauds sont toujours présents, vite remplacés par les résistants de la dernière heure.
Plusieurs rebondissements, pas forcément très crédibles, quelques ficelles un peu grosses, et une fin prévisible, mais ne boudons pas notre plaisir, c'est quand même du très bon Gibrat.
graphiquement, je mets 11/10, y'a pas a dire, c'est vraiment superbe et ce style colle merveilleusement bien à l'histoire. Toutefois, je trouve le rythme un peu lent et l'originalité de l'histoire vraiment banale, la fin n'a pas répondu à mes attentes, je ne m'attendais certainement pas a ce qu'il y ait de l'action mais je trouve que le scénario se focalise trop sur l'histoire d'amour et pas assez sur le reste
Le graphisme est très beau et retrancrit a merveille l'époque et l'ambiance (quelle beauté cette Jeanne). Les persos sont authentiques.
Néanmoins je reste un peu déçu et ne partage pas l'enthousiasme des autres avis sur le scenar. C'est d'un niveau téléfilm consensuel mais pas plus haut. Je trouve le rythme un peu faible.