Résumé de la série : Nic Oumouk, jeune désœuvré d’une banlieue riante vit avec ces copains une vie paisible, entrecoupée de quelques tentatives de racket, brimades et rap Hardcore. Bref, tout irait pour le mieux s’il n’y avait pas Edukator, le terrible justicier de l’orthographe qui terrorise les graffeurs et autres tageurs. Ceci est une terrible histoire de vengeance et de lutte pour retrouver sa dignité, qui donne à Larcenet l’occasion d’inventer la grande série d’humour et d’aventure du xxie siècle, le Tintin du 9-3.
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Total Souk pour Nic Oumouk
T1
Patrick et Manu Larcenet
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un titre de Larcenet. Cette occasion s’est représenté avec la sortie du Tome 2 de Nic Oumouk, mais je n’avais point le premier tome, et donc ni une ni deux j’ai mis ces 2 tomes dans ma besace. Malgré tout, on remarque qu’en ce moment Larcenet a la cote, pourtant les déceptions des lecteurs vis à vis de ses oeuvres ne furent jamais aussi grande.
Nic Oumouk est un petit bonhomme gringalet à lunette, qui se fait très souvent fessé par sa maman, qui reve de gloire et de richesse. Et vu que la musique se révèle etre un mauvais tuyau, il deviendra délinquant…Ce qui surprend, dès le départ, c’est l’absence d’une présence paternelle dans l’appartement familial ( composé de la grand-mere, et de la mère de Nic !) fait que notre héros (se) cherchera un « pere », un « grand-frère ».
La première figure que l’on rencontre c’est « Edukator », sorte de Batman de la Grammaire Française qui sanctionne par le copiage et le recopiage d’un texte ou d’une phrase correctement écrite. Qui se cache derrière le masque ?…
A contrario l’autre est une petite frappe, un petit délinquant judiciairement parlant. Il apprendra à Nic Oumouk ce qu’est le racket, l’acte gratuit, le cambriolage, et une tournante…jusqu’à l’affrontement entre ces 2 figures suscitées. Nous apprécierons tout particulièrement le dialogue de sourd entre « Edukator » et Nic, une fois l’identité de l’ombre urbaine révélée, et on se rend compte qu’il torture les jeunes pour leur bien. Tout autant que l’ « idole argent » qui massacre les jeunes, et les tue à la tache, le souverain Bien est une « ancienne valeur » insidieuse qui massacre dans leur propre interet. Sans omettre le sentiment de victoire qu’il éprouve lorsqu’il fait fuir le gang de Yannick Noah.
Etrangement, la fin pénètre dans le fantastique avec la création d’une salle de répétition pour la musique dont on donne, pour une fois n’est pas coutume, le premier coup de pelle très rapidement. L’animosité de notre jeune puceau, à ce moment là, vis à vis des représentants sociaux est à mourir de rire. ( argent facile, et dénonciation !)
En bref, un ( plutot 2 !) Larcenet qui nous épargne le fanatisme de l’identité( ?), et surtout sans une once de reconnaissance pour la société en vigueur. Une ode à la délinquance bien plus fine, et maligne qu’elle en a l’air ! !
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La banlieue et ses racailles. Voilà un thème pas forcément facile à aborder. C'est sans compter sur le talent de Larcenet qui nous sert dans cette BD des personnages attachants où personne n'est victime ou méchant, juste "habitant", "élève", "voisin".
Le jeune Nic Oumouk veut devenir racaille mais manque de crédibilité. Il met tellement de bonne volonté à réaliser son rêve qu'on rit de ses mésaventures. Et quand Edukator s'en mêle c'est l'éclat de rire assuré.
Le ton de cette BD est bon enfant et ça fait du bien. La banlieue est un lieu de vie comme un autre et non une DMZ où on risque de se faire agresser à tout moment. C'est avec tendresse et sensibilité que sont développés les personnages dont on a envie de connaître les aventures à venir.
J'ai bien aimé. C'est léger et drôle et finalement sur un thème comme ça, ça fait du bien. Tous les personnages sont très attachants, les dialogues bien sentis. J'ai donc lu les pérégrinations de Nic avec grand plaisir. Au fond c'est tout ce qu'on en droit d'attendre d'un BD ! Vivement la suite...
Tout le monde connait le fameux proverbe : "Un Larcenet au printemps, c'est fête dans les champs"
Bon, et ben c'est vrai. Larcenet semble avoir trouvé son style, qui lui permet d'optimiser le temps de réalisation tout en conservant un rendu final exceptionnel, et ça tombe bien, on aime ça.
Consernant l'histoire, on sourit, on rit, et on passe un bon moment à suivre les pérégrinations citadines de Nic Oumouk, maiiiiiiiiiiiiiiiiiiis comme l'auteur le disait, l'histoire est finalement assez enfantine, et on peut regretter un certain manque de délire, de dégentement (?) quand on connait quelques unes de ses oeuvres précédentes. (je met un point là parce qu'elle est déjà pas mal longue cette phrase) Le déroulement de l'histoire, loin d'être inintéressante, suit une trame assez conventionnelle et plate, peut-être à cause du public visé. Mais on se demande dans ce cas, pourquoi est-ce que ça sort chez Poisson Pilote ? (ben oui, pourquoi ?) Je l'aurais pour ma part plutôt vu dans une collection jeunesse. Mais que cela ne vous dissuade surtout pas de lire Nic Oumouk, c'est du tout bon.
J'ai passé un agréable moment en lisant cette BD. Il y a une certaine fraîcheur et de très bonnes idées. On n'éclate pas de rire mais on garde le sourire au lèvre jusqu'au bout.
Globalement c'est un album assez amusant. Les personnages sont bien trouvés et la caricature est bien faite. Cependant il n'y a pas vraiment d'histoire mais plutôt une succession de scènes humoristiques c'est un peu dommage. On s'amuse bien quand même mais ce n'est pas non plus à mourir de rire.