Résumé de la série : Addidas. Une toute petite fille qui passe le plus clair de son temps avec son papa ramoneur. C’est qu’il y en a des cheminés à nettoyer dans la mégapole industrielle où vit la petiote. Et comme une cheminée, c’est surtout des boyaux sales et étroits, Addidas est bien utile à son papa. Elle peut s’y glisser avec facilité et contribuer à la pérennité de l ‘entreprise familiale.
Bon, sa maman est morte et elle lui manque, à Addidas. Tout comme à son papa d’ailleurs. Tellement que le ramoneur aurait tendance à ressasser de bien douloureux souvenirs. Et c’est pas bon pour les affaires de se noircir l’esprit. Surtout pour un ramoneur. Sans parler de la maladie d’Addidas. Un drôle de truc qui la fait tomber raide d’un coup, sans autre forme d’explication.
Même les spécialistes y perdent leur latin. C’est dire. Mais la solution se trouve peut-être au fond des énormes cheminées. Enfin, en dessous plus exactement. Là où existe un monde des profondeurs. Avec des monstres. Et des machines. Si poésie et BD font bon ménage, Addidas devrait sans problème présider leur noces de diamant !
Je ne vais pas laisser un avis sur chaque tome et celui-ci comptera pour les 3 premiers.
C'est une série merveilleuse qui nous fait oublier le train train quotidien pour nous plonger dans un monde mi-réel, mi-fantastique, mais avant tout d'une naïveté désarmante qui nous fait lâcher prise vis-à-vis du quotidien.
Contrairement à ce que j'imaginais, le scénario n'est pas contemplatif ou niais, mais plutôt rythmé et bien construit.
Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette série si ce n'est déjà fait.
Ca continue très bien avec toujours le dessin impeccable de Peeters. L'intrigue avance significativement dans ce tome très rythmé et souvent très drôle. La petite addidas est toujours aussi craquante (la petite fille que l'on rêve tous d'avoir !). Suffisament de zone d'ombres subsistent pour que la lecture du tome suivant soit attendue !
Mais quand même, le dessin de Peeters est vraiment superbe :o)
Une BD intelligente et poétique dans une ambiance rappelant par certains aspects Métropolis du fabuleux Fritz Lang.
La noirceur du début de l'histoire (mort de la mére d'Adiddas, séparation d'avec son père, maladie et faiblesse de la petite fille) est contre balancé par la sympathie, la naieveté et la chaleur de la jeune Adiddas.
On avance doucement dans cette histoire, mais il n'en peut être autrement d'une histoire sociale, poétique et mystérieuse à la fois.
Le dessin est bigrement efficace (surtout sur les expressions des visages).