Résumé de la série : Trois femmes allient leurs talents complémentaires (dessin, scénario, couleur) pour créer une nouvelle héroïne de bande dessinée. C’est donc une affaire cent pour cent féminine, un salutaire pied de nez à l’encontre de l’univers très mâle de la bande dessinée.
Cet album nous éclaircit en particulier sur le passé de Soledad et c'est là le point le plus intéressant de l'album. En effet, l'histoire au présent (échange d'un prisonnier contre une rancon) est moins captivante, bien qu'au final, l'album se lise très bien. L'atmosphere est agréable. Toutefois, en feuilletant l'album la première fois, j'ai été décu par la qualité du dessin, par moment trop "simpliste".
Nous poursuivons la double histoire de Soledad - son passé et son présent. Si nous avançons bien dans la narration du passé de la pirate andalouse et que nous avons quelques éléments nous indiquant comment elle est devenue un écumeuse des mers, le présent ne nous réserve guère de surprise et c'est ce que je trouve dommage. Ce que prévoit Al Makhzun se voit vérifié, sans surprise, dès les premières pages et le dénouement de la tractation avec le sultan d'Alep ne nous étonne donc guère. Par contre, la fin de l'album annonce quelques changements, certes prévisibles, dans le présent de l'Andalouse. J'attends avec intérêt et curiosité la façon dont Sylvianne Corgiat les traitera dans le prochain tome.
Le dessin de Christelle Pécoud est parfois inégal comme l'a fait remarquer Asceltis dans sa chronique, mais j'apprécie particulièrement ses scènes d'intérieurs et je regrette qu'il n'y ait pas d'avantage de décors quelquefois. J'aime également beaucoup ses tronches de pirates balafrés !
Les couleurs de Delphine Lacroix animent les scènes et ses"nocturnes" ou "à la lueur des torches" me plaisent beaucoup.
Un album avec une histoire de pirate somme toute assez classique mais réhaussé par le fantastique venant de la pierre de lune et de ses pouvoirs.