Résumé de la série : Colombie, Medellin...La misère et la drogue font des ravages, Miguel Santos, un syndicaliste engagé dans la lutte contre les cartels, met sur pied un programme de réinsertion d enfants des bidonvilles. Joan est l un de ses jeunes protégés, il fonde de grands espoirs en lui, même si Joan vit avec des modèles de réussite liés à l argent facile. Mais les deux deviennent très proches... A tel point que Joan va demander à Miguel de devenir son père. Devant le refus du tuteur, leur relation va peu à peu se dégrader et le gamin va accepter des petits boulots pas très honnêtes et être contacté par l homme de mains d un seigneur de la drogue qui lui propose beaucoup d argent facile...
Sa première mission est simple : il doit tuer un homme, un syndicaliste qui n'a de cesse de persuader les paysans d arrêter de cultiver la coca.
Mais cet homme qu'il doit tuer, le petit Joan le connaît très bien... Trop bien, même...
Joan suit une ascension fulgurante à la maniere d'un Tony montana, il reussit tout ce qu'il entreprend, il se lance même dans la politique, il devient de plus en plus fou, la fin est terriblement poignante, cet histoire ne peut que finir mal, aucune redemption de possible pour Joan, il a fait couler trop de sang.
J'ai eu un peu de mal avec le dessin ; je ne sais pas pourquoi, il me semblait moins abouti, moins net que dans les 2 albums précédents.
L'évolution de l'histoire ne m'étonne pas. Elle est logique.
Joan reste le même chat sauvage qu'au tout début, et c'est bien ce qui gêne son entourage qui essaie d'en faire son objet. Mais on ne dompte pas si facilement une bête sauvage... et ceux qui ont voulu l'utiliser l'apprenent à leurs dépens.
Logiquement, je m'attends à une chute dans le prochain opus .
Joan a vraiment pété un plomb et le scénariste a moins soigné sa trame que d'habitude. Cela sent la fin.
Et pas seulement celle du héros donc de la série mais aussi de l'inspiration. Ce n'est pas que l'album soit mauvais, lion de là, mais nous sommes dans un registre plus convenu comme le cinéma américain nous en fournit régulièrement par wagon entier. Mais l'effet de surprise, le détail qui change tout n'est plus là. C'est regrettable car nous tenons avec Cuervos l'une des plus remarquable série de ces dernières années.
L'ambiance est toujours aussi sombre que les précédents mais on voit une grande évolution dans les personnages. Ces derniers sont de plus en plus torturés et sombre surtout Joan. En effet ce dernier a beaucoup changé et on a un peu de mal a faire le lien avec le tome précédent. On a l'impression qu'il manque quelque chose. Mais à part celà on passe un très bon moment car l'histoire est solide et bien développée.