Info édition : DL: 4ème trimestre 1974. Noté 74-XII au 4ème plat. Certains exemplaires ont un sticker "Les Humanoïdes asoociés" posé sur le logo Hachette.
Vraiment une série de SF à rebondissements (je viens de la relire pour la 30è fois !!). A noter le mélange humanoïdes/mécanoïdes/humains déchus-bêtes, que l'on retrouve souvent chez Gillon.
Enfin, pour terminer, une ballade dans une Venise dévastée, un théme que l'on retrouve également dans la série "Neige"...
Oui ça a vieilli, j'ai perdu l'habitude du dessin de Gillon. Oui il n'y a pas de couleur, seulement noir et blanc avec un vert fadasse pas terrible...
Mais ce monde décrit est riche, très riche. Le parcours de notre héros nous emmène dans des mondes hostiles, étranges, étonnants, merveilleux.... Ca fourmille d'idées, de rebondissements. Pas le temps de s'ennuyer dans cette bd. Le lecteur est toujours sur le qui-vive.
Me basant sur la date de parution originale de l'album (1974), je m'étais dit que cette histoire avait été éventuellement pré-publiée - comme cela ce faisait à l'époque - un ou deux ans auparavant. D'où mon appréciation précédente. Or, j'ai appris depuis que L'ETOILE ENDORMIE avait été créé 10 ANS avant sa parution en album, soit en 1964. Et là, ça change tout. Car, au début des années 1960, la SF n'existe quasiment pas en France. Tout est à faire. Il est donc normal de voir ce type d'histoire, certes rétro et donc absolument pas ringarde, dans ce contexte évoquant FLASH GORDON et les films SF américains de la fin des années 1950 (LE JOUR OU LA TERRE S'ARRETA, PLANETE INTERDITE, DES MONSTRES ATTAQUENT A VILLE ou encore L'INVASION DES PROFANATEURS DE SEPULTURE) toujours très influents à l'époque pour inspirer les auteurs des Naufragés du temps.
Après tout, tout le monde peut se tromper. En tout cas je serai désormais beaucoup plus motivé pour lire la suite.
Voilà une autre série au titre mythique : Les Naufragés du temps fait partie de ces incontournables classiques de la bande-dessinée. Celle de l'âge d'or des années 1970. A force d'en entendre parler, j'ai donc enfin lu ce premier album qui, je dois bien l'admettre, m'a franchement déçu. J'ai été vraiment surpris de voir à quel point c'était démodé. On dirait un mélange de Flash-Gordon et de Planéte interdite. Il ne manque presque plus que Robbie le robot ! Les mondes et personnages décrits et représentés sont très proches de ce qu'on pouvait trouver dans la SF des années 1950. Des grenouilles géantes, des rats en guise d'extra-terrestres. C'est du plus haut ridicule. Lorsqu'on compare à ce qui pouvait se faire dans les mêmes années dans ce domaine, je pense en particulier aux premiers albums de Valérian qui fourmillait de créativité et d'invention à tous les niveaux, là on se dit qu'on est tombé en plein délire ringard. Même pas rétro, ringard.
Mais bon, il s'agit du premier album. Je continuerai donc à lire quand-même les suivants pour voir si ça s'améliore.