Je n'avais encore rien lu de Delitte, et maintenant j'ai envie de tout lire !!!
Cette histoire est vraiment très prenante. Dès les premières planches on est entièrement immergé dans l'ambiance et le décor se construit très très vite. Le dessin est précis et efficace et aide parfaitement le scénario.
Mais ce qui est vraiment admirable avec ce premier tome, c'est que Delitte parvient à faire comprendre aisément au lecteur une intrigue relativement complexe...
Pour résumer, très bonne BD qui donne envie de lire la suite très vite et de découvrir le reste de l'oeuvre de Jean-Yves Delitte.
Dans une URSS/Russie en pleine décomposition, le marxisme-léninisme à fait place au dollar. Tout devient possible pour peu que le billet vert y participe. Nouveau dieu, le dollar permet tout, de s'offrir des vegeances, fussent-elles aveugles et sanglantes.
Excellent polar qui bénéficie du toujours attrayant de Delitte.
Un premier tome construit efficacement et qui laisse entrevoir une intrigue aux rouages complexes. L'ambiance délétère qui règne en Russie avec la présence Tchéchène est bien rendue et laisse peu de place au romantisme. On sent que l'inspecteur Youri Vladimir va avoir fort à faire pour rester en vie avec ces nouveaux tsars qui aiment le pouvoir, l'argent... et la chasse !!!
Après « Les Coulisses du Pouvoirs » et ses affaires de corruption au niveau européen, Jean Yves Delitte s'attaque en solo aux turpitudes touchant l'ex-bloc de l'Est.
Avec « Les Nouveaux Tsars », l'auteur nous livre une histoire prenante et crédible car inspirée en majorité de faits d'actualité. Ce tome installe comme il se doit l'intrigue et les personnages. On se rend très vite compte de la densité du scénario politico-économique concocté par Delitte. Pensez donc personnages politiques russes de premier plan corrompus, faisant collusion avec des militaires désabusés en quête d'argent, le tout en tractations avec la rébellion tchétchène. Si l'on ajoute à cela une enquête menée par des membres du FSB (ex-KGB) sur les exactions présumées, les prochains tomes s'annoncent passionnants.
Au niveau graphique, Jean-Yves Delitte nous gratifie d'un dessin classique comme je les aime. Le trait est sobre et la mise en couleur fait ressortir l'atmosphère grise et froide de l'hivers russe. Seul bémol, mineur cependant, les personnages sont assez similaires d'une série à l'autre.
Bons dessins style très "old school". Précis, efficaces et beaux. Histoires complexes, brutales, aux personnages un rien caricaturales quand même. Beaucoup de protagonistes et donc des histoires en parallèles. Du tout bon sans être un chef d'oeuvre.
Dans ma lancée de lectures dont le cadre porte sur la "nouvelle" Mère-Patrie, et après avoir grandement apprécié les deux premiers tomes de "Secrets: Le Serpent sous la glace" de Giroud et Jovanovic, j'ai démarré cette nouvelle série de Jean-Yves Delitte, auteur qui pour l'occasion porte le triple chapeau d'artiste, car, en effet, il en assure à la fois le scénario, le dessin et les couleurs pour la réalisation.
Ce premier tome nous permet de découvrir les personnages principaux ainsi que plusieurs membres influents dans le cours du récit. Le développement se fait à deux vitesses, l'une lente et posée donnant l'occasion d'approfondir les personnalités des personnages, l'autre accélérée créant un support parfait pour illustrer des scènes d'action et/ou d'accidents spectaculaires.
Avec un style qui s'apparenterait bien avec celui de Giné, dans un cadre hivernal, froid et gris tel qu'on imagine facilement l'ambiance des grandes plaines nordiques de la Russie, Jean-Yves Delitte nous offre le premier tome d'une série dans laquelle les nouveaux princes de l'ombre tirent les ficelles d'un incroyable complot, et où quelques personnes honnêtes pourraient en payer le prix! La chasse est ouverte...
Tous les ingrédients sont là pour faire une bonne bd d'aventure :mafia, corruption, complot, terrorisme, vol d'ogives nucléaires...tout cela dans un cadre glacial, c'est-à-dire la Russie qui sort à peine de la période communiste. Le problème c'est que ça ne prend qu'à moitié. On ne s'ennuie pas en lisant mais ce n'est pas non plus le nirvana. Jean-Yves Delitte, qui est au scénario et au dessin, nous serre donc une bonne bd qui passe le temps mais pas une bd qui passionne.