Résumé de la série : Japon, au début de l'ère Edo, quelque part entre le XVIIème et le XVIIIème siècle...
Toho Daisuke est un jeune samouraï qui vient à peine d'achever sa formation. Alors qu'il s'interroge sur la Voie qu'il doit maintenant suivre, il reçoit une lettre de sa soeur cadette âgée de 17 ans. Il est invité à la rejoindre, car elle va épouser Aohige, un riche et puissant seigneur qui, ayant besoin de valeureux samouraïs à ses côtés, lui propose de venir mettre son épée à son service. Massif, impressionnant, hautain et arrogant, Aohige est un homme qui impose le respect.
Daisuke a juré fidélité à son nouveau maître, mais il commence à entendre sur son compte des rumeurs plus qu'inquiétantes. Cet homme serait soupçonné d'avoir tué ses sept précédentes épouses avant d'en faire disparaître les corps. Incrédule dans un premier temps, Daisuke commence vite à s'inquiéter pour sa soeur. Il ne se doute pas encore des horreurs que vont lui révéler son enquête...
Cette nouvelle série, constituée d'épisodes indépendants et signée par deux surdoués de la bande dessinée, est une véritable merveille. A découvrir d'urgence !
Ayant inauguré la nouvelle collection des éditions Vents d'Ouest ("Equinoxe") , "Les Contes du 7ème souffle" est une série qui mérite franchement qu'on s'y attarde .
Le scénario d'Eric Adam est très attrayant.
Dans le Japon médieval, l'histoire d'un samouraï à la recherche de son destin après la disparition tragique de sa soeur.
Vous allez me dire que ce genre de récit n'est pas vraiment nouveau, je vous l'accorde. Ceci-dit, le traitement de cette série s'avère plutôt original dans sa présentation et surtout dans les ambiances qui sont tout à fait particulières. Tous ces détails nous permettent ainsi de mieux nous plonger dans ce conte. Les auteurs ne se sont pas trop attardés sur le contexte historique, mais par contre les personnages sont présentés de manière efficace. La motivation de leurs actes est clairement présentie dès le début. Cela nous permet de rentrer dans le vif du sujet avec beaucoup plus de facilité.
Le dessin particulier de Hughes Micol est dans le style de celui de Blain, Sfar, etc. Certaines personnes pourront trouver celui-ci repoussant mais franchement on s'y habitue très vite. Je dirais même que certains plans larges sont très beaux (tome 1, page 25). Les jeux d'ombres et lumières varient selon l'humeur du moment : sombre pour le tragique et clair pour les périodes plus sereines. Cela permet d'accentuer les moments forts du récit et c'est, ma foi, fort bien réussi.
Vous aurez compris que j'ai vraiment bien aimé cette série. Et malgré son approche peu commerciale, cette bd a des vraies qualités. Je pense qu'elle mérite qu'on y jette un oeil.
Franchement, lancez-vous, vous ne le regretterez pas. C'est génial !