Vraiment, je ne me lasse pas de lire "L'impératrice Rouge"; la richesse du scénario est inépuisable. Dans ce monde en ruine, hors du temps, au parfum de la Russie (La déchéance d'une civilisation semble être un thème privilégié pour Adamov, cf "Les eaux de Mortelune"), l'impératrice qui n'est pas sans rappeler la Grande Catherine, se dispute le pouvoir avec son bien médiocre époux, et cherche à assouvir ses désirs charnels sans fin. Le climat est très brutal et féroce. Le dessin très minutieux donne à cette violence un caractère raffiné pour mieux dénoncer la superficialité et la vanité des prétendants au trône. Le pouvoir renait de la violence; et celle-ci s'assoit sur la dictature.
Cette histoire est par moment un peu compliquée, il n'empéche que j'apprécie quant meme.
L'impératrice Cathrine de Russie a du mal à se faire accepter parmi les gens de la coure royale, surtout auprès de son mari Pierre.
Chacun de son coté veulent posséder le pouvoir et la disparition de l'autre.
Lire une BD de Dufaux, c'est toujours partir dans un scénario complexe. Avec l'Impératrice Rouge, le lecteur retrouve les ingrédients de cet auteur, érotisme, combat sanglant, conspiration,... Le scénario se met en place dans ce tome 1.
A lire mais il faut aimer le style (également pour les dessins).
Scénarisé par Dufaux, cette série est intéressante, bien qu'elle ne m'ait pas totalement subjugué. Sur fond d'impérialisme, de violence et d'érotisme, j'ai finis par oublié la trame générale et le lien avec l'objet volé dans le train. Le dessin n'est pas vraiment du type que j'apprécie. Cependant, la série est assez intéressante pour en vouloir lire la suite.