Résumé de la série : Dans le Massachusetts, vers 1625, le viol d’une jeune femme rompt l’entente entre Colons et Indiens.
Sur les dunes, au bord de la mer, commence l’été indien. Deux jeunes Indiens rencontrent la belle Shevah, la nièce du révérend Black. Après une petite lutte, ils finissent pas la violenter.
Caché dans un fourré, le jeune Abner abat les deux hommes et ramène la jeune fille dans la maison isolée où il vit avec sa famille.
Mais les choses commencent à s’emballer, les Indiens veulent se venger de la mort des deux jeunes hommes.
(c) Casterman
Les bds de manara sont toujours très agréables à lire, mais il faut reconnaitre que le talent de l'illustrateur fait toute la différence : un livre de manara se regarde surtout à défaut d'être vraiment lu. Là, scénarisé par le maître hugo pratt (car on est dans cette relation maître-élève), manara se fait simple illustrateur. Vraiment ? Si on ressent l'influence de pratt dans le découpage, manara exécute son travail graphique avec une maestria inégalée. Les premières planches, exemptes de textes, sont un monument de présentation de l'intrigue. Et les personnages sont d'une finesse graphique incroyable. De plus, pratt peut aussi se permettre avec l'aide de manara de pousser certaines situations que son trait n'aurait su rendre (la scène de la toilette notamment). Une magnifique collaboration entre deux légendes de la bd italienne.
Cette BD fait partie d'un petit ensemble que je lis et relis de temps en temps depuis 20 ans. L'association PRATT-MANARA offre un cocktail où dialogue dessins et scénario nous emmènent dans un drame que rien ne peut arrêter. Il y a du PRATT dans ces indiens qui enquêtent aux planches 38 & 39 et du MANARA dans la descrition de ces belles lascives de la planche 44. A découvrir ou à relire de toute urgence !