Résumé de la série : Inner City, côte Est des Etats-Unis, septembre 1972. Arnold et Willie Brown sont deux frères, petits malfrats et voleurs de bagnoles. Un jour, sans faire gaffe, ils volent la voiture de Yaphet Kotto, un grand ponte de la mafia régnant sur la ville. Ils la lui rendent immédiatement mais sont redevables, et doivent exécuter une sale besogne pour Kotto. Ils réussissent et le ponte les inscrit dans son gang. Dès lors, ils vont progressivement gravir les échelons de l’organisation. Ils vont manier des gros flingues, toucher beaucoup d argent, devenir des caïds, et bien sûr, devoir faire régulièrement couler le sang... Ils ne comptent même plus les cadavres qu’ils laissent derrière eux.
Mais tout va basculer lorsqu on va leur confier un gros coup : acheter une grosse quantité de drogue à un dénommé Priest, redoutable truand indépendant...
Bienvenue en pleine blaxploitation : l’ambiance qui règne ici, c’est Marvin Gaye, «Foxy Brown», la «Tamla Motown», la boxe, le jazz, les quartiers blacks, la drogue...
Je suis carrément conquis par cette série. Elle devient une de mes favorites avec ce Tome 2. Il vient éclairer plusieurs points du T1 et consolide les relations entre les personnages. J'adore vraiment ce style de narration qui, au travers de plusieurs tomes, croise des séquences se situant simultanément (un peu dans l'esprit d'un autre chef d’œuvre qu'est Berceuse Assassine...).
Mais ce qui m'enthousiasme tant dans cette BD c'est son ambiance, hyper prenante :
A la lecture d'Inner City Blues, j'écoute du jazz ou des tubes de Marvin Gaye et Otis Redding, je me prends et donne des uppercuts en pleine poire, je matte le 117ème épisode de Santa Barbara (le meilleur), je m'enivre des fumées de substances illicites, je me déhanche sur le dance floor, je reluque de superbes black girls... Bref, beaucoup de jubilations !!!