Résumé de la série : Yoichi Yamashita retourne dans sa ville natale pour l’enterrement de son père, Takeshi. Il y retrouve des membres de sa famille qu’il n’a pas vus depuis une quinzaine d’années : sa soeur Haruko, ses oncles, sa belle-mère. Yoichi a toujours tenu son père pour responsable du départ de sa mère et c’est ce qui explique sa longue absence. Les souvenirs qu’il garde de son enfance sont très flous, la veillée funèbre sera l’occasion de les raviver. Les premières années de sa vie sont heureuses. Ses parents s’aiment et le salon de coiffure que tient son père marche bien. Mais un grand incendie ravage la ville, laissant les Yamashita dans un dénuement total. Après avoir occupé pendant un temps une usine désaffectée, ils s’installent dans une cabane pourrie. Le couple commence à vaciller. En désespoir de cause, Takeshi accepte de l’argent de ses beaux-parents pour reconstruire sa maison et passera tout son temps à travailler pour rembourser sa dette. Premier volet d’une série qui se décompose en trois albums, Le grand incendie nous parle avec pudeur des non-dits, des sentiments des enfants pour leurs parents devenus vieux.
Une série en 3 tomes.
Un format souple en noir et blanc afin de mettre en avant le style graphique de l’auteur
Connait-on réellement notre famille proche ?
Le héros du "Journal de mon père" se rend compte en revenant au pays pour l'enterrement de son géniteur que cet homme qu'il avait jugé et rejeté n'était pas ce qu'il pensait.
C'est l'histoire de la vie d'un homme, d'une famille. Une histoire de gens comme nous, avec leurs joies et leurs déchirements. Taniguchi maîtrise admirablement la dimension humaine dans cette oeuvre remplie d'émotions. Le dessin en noir et blanc est très beau et favorise la plongée nostalgique dans le passé.
Une leçon familiale pour tous, une émotion forte, un coup de coeur.
La perception que l’on a du comportement de ses parents se modifie avec l’âge et c’est ainsi que petit à petit l’on commence à mieux comprendre leurs actions et leurs décisions. Mais que se passerait-il si au moment d’arriver à la maturité nécessaire pour comprendre des actions parentales que l’on désapprouvait au départ, on coupait tous les ponts, figeant ainsi ce processus de compréhension en plein berceau de l’adolescence.
C’est ce qui arrive à Yoichi, qui en désaccord total avec les actions de son père, quitte le domicile parental avant de vouloir/pouvoir comprendre son père. Ce n’est que 30 ans plus tard, lors de l’enterrement de son père, que ces yeux et son coeur s’ouvriront sur la véritable nature de son père. L’addition sera lourde pour Yoichi et ses 30 années d’aveuglement/isolement.
Si le scénario est moins original que celui de Quartier Lointain, ce chef-d’oeuvre n’en est pas moins émouvant. Une ode à la famille, une prise de conscience et la douleur d’un homme qui ne rencontre son père qu’après la mort de ce dernier. Emouvant, attention aux larmes.
Cette album est véritablement fantastique. Ce fut un grand moment d'émotion qui ne laisse pas insensible. Toute cette histoire parsemée de moments dur, de tristesse mais aussi de joie et de bonheur fait qu'on est entièrement pris dans cette histoire. Il est impossible d'en décrocher une seule seconde.
Un livre vraiment émouvant où Taniguchi nous fait partager tristesse, regrets
et nostalgie.
Yoichi vient de perdre son père et retourne dans la ville où il a grandit (qu'il
n'a plus vu depuis 15 ans) pour se rendre à la veillée funèbre. Tout au long de
plus de 200 pages, c'est cette veillée qui nous est racontée, une veillée où on
se rapelle quel homme était le père de Yoichi, lequel Yoichi apprend en vérité
à réelement le connaître ce jour-là.
Le côté introspectif de l'histoire peut parfois être étalé de manière un peu
lourde mais au final ce livre ravit. C'est simple et très réussit.