Résumé de la série : Y les français l'appellent "i grec". Grec comme la tragédie, comme le destin qui frappe à l'improviste. Les anglais le prononcent "why". Pourquoi. Comme l'interrogation devant la mort qui surgit. Y. l'initiale de Yorick Brown, le dernier homme vivant sur une Terre ravagée par un mystérieux virus qui n'a laissé à sa surface que des femmes. Y. Le chromosome qui donne aux enfants mâles leur sexe, croix incomplète qui les distingue des femmes, désormais dirigeantes d'un monde dans lequel Yorik Brown se retrouve l'objet de toutes les convoitises et de toutes les détestations. Y. Croisée des chemins, fourche des destins, tournants des vies. Carrefour où Yorick Brown et son capucin Eperluette devront choisir quelle voie choisir.
Le nouveau comic par excellence. Cette nouvelle vague qui déferle aux Etats-Unis et qui s'adresse à un lectorat plus adulte, en délaissant peu ou prou super héros et super vilains, emblèmes de la mythologie américaine, propose des scénarii et une vision plus cinématographique de la BD.
Cet Y là est non seulement représentatif de cette nouvelle vague mais c'est également une perle.
C'est la continuation moderne du roamn picaresque depuis Gil Blas de Santillane.
Qu'en est-il exactement ? Un jeune homme, Yorick (l'une des raisons du Y du titre) est le seul rescapé mâle (la deuxième raison du Y) d'une catastrophe qui a éliminé tous les mammifières mâles, animaux inclus, en quelques instants.
Lui et son singe Esperluette (le signe "&", "Ampersand" dans la VO) sont donc les seuls rescapés de cette abomination.
Pourquoi ? (cest la troisième raison du Y qui se prononce "why" en anglais).
Servi par un scénario original et passionnant ce comics est véritablement une réussite. L'intrigue comporte de nombreuse zones d'ombre et laisse d'immense possibilité de développement ce quyi est toujours intéressant et prométeur sur la durée.
Le dessin est magnifique c'est vraiment un style auquel j'accroche bien.
franchement pas très emballé par ce premier tome... bon déjà les dessins
m'ont semblé assez moches (grands applats de couleurs fades ou au contraire
trop vives, corps "rectilignes" et statiques, visages avec des expressions qui
sonnent faux, et surtout d'énormes carrences pour toutes les scènes de
mouvement et d'action... bref ça manque vraiment de technique. Maaaaais ça
n'engage que moi).
Bon ensuite si l'idée de départ est très bonne (du jour au lendemain tous les
hommes meurent... n'en reste qu'un, au milieu d'un monde désormais dirigé
par les femmes), la manière dont elle a été traitée est par contre très en
deça. L'énorme champs d'idées scénaristiques que cela aurait put induire est
très mal exploité, on est surpris à quasiment aucun moment, dans l'ensemble
les situations paraissent très peu plausibles, on a des personnages sans
charisme... bref ça semble baclé.
Mais tout n'est pourtant pas à jeter, car si le scénariste a un peu du mal au
niveau des éléments de l'histoire, il a néanmoins un certain talent pour ce qui
est de raconter : les séquençages sont bien trouvés, les dialogues plutôt pas
mal, la multiplication des points de vue intéressant... et en + il a même réussit
à me donner envie de connaître la suite (un peu en tout cas).