Résumé de la série : Entre les Mystères de l’Ouest et La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Le Cirque Aléatoire se situe dans la veine des aventures noires et fantastiques du début du XXe siècle.
Composés des personnages « monstrueux » (cf Freaks) tels la femme à barbe, l’homme caoutchouc, l’homme-animal ou les frères souplesses, le Cirque Aléatoire se donne en spectacle partout à travers le monde. Mais en réalité ses membres sont des agents du gouvernement français chargés d’enquêter sur des affaires mystérieuses ou surnaturelles.
Ainsi, dans ce premier volet, cette bande d’aventuriers est envoyée dans le petit village de Jauques au centre de la France. Là-bas depuis plusieurs années la population n’est plus composée que de personnes âgées et tous les curés de la région disparaissent les uns après les autres… Il sera rapidement question de secte, de machination politique et de… champignons hallucinogènes !
Une Bd méconnue, qui devrait être reconnue dans quelques temps.
Ricard et Gaultier commence à former un duo les plus étonnants de ces dernières années. Vu la qualité et surtout l'originalité des histoires et des dessins de leurs BD, c'est le moins que l'on puisse dire.
Le Cirque aléatoire c'est un foisonnement de choses assez incroyables : des personnages atypiques (Freaks en plus 'merveilleux'), des évènements fantastiques (la 4ème dimension ?) et une ambiance surréaliste.
Le moins que l'on puisse est que Ricard et Gaultier ont 'accouchés' d'une poignée de personnages assez incroyable : Sombre, l'homme caoutchouc, les Silenctos à la force décuplée, Mr Zou le dresseur d'animal féroce et Hyghiénia la femme a barbe (mais néanmoins très ravissante).
Le dessin des personnages est très personnel (anormalement allongé, comme pour marqué leur différence).
Gaultier est maitre des mouvements, il maitrise le jeu de jambe comme personne. L'atmosphère est parfois noire et menacante : ce qui est une très belle réussite.
Le second Tome est peut être un peu moins réussit : plus figé, moins fantastique et sombre. (peut être l'effet de surprise en moins)