Info édition : Avec jaquette, sens de lecture d'origine (droite vers gauche).
Résumé de la série : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu'un jour, la police vient l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
Le neuvième tome de "20th Century boys" commence brillamment en concluant l'extraordinaire périple de Kyôko et en lui faisant découvrir le visage d'Ami (enfant, mais bon !). Cette révélation nous est cependant épargnée : Urasawa est-il sadique (combien de temps nous faudra-t-il encore attendre ?) ou bienveillant (ceux qui voit le visage d'Ami ont une sérieuse tendance à se trancher les veines ensuite...) ? On enchaîne alors avec un retour à une narration plus classique, puisqu'on suit Kanna dans sa tentative de monter une action contre Ami en 2014. On peut ergoter sur la vraisemblance du recrutement de ses troupes, mais Urasawa nous fait vite oublier ces petits soucis très terre-à-terre en nous propulsant dans une autre de ces scènes intenses dont il a le secret, avec suspense insoutenable et action spectaculaire : ce sera l'occasion pour nous de remarquer que, enthousiasmés par la brillance du scénario et de la narration, on a tendance à oublier la beauté du dessin de Urasawa, sa capacité à figurer des actions souvent très complexes (de multiples personnages se déplaçant simultanément) sans jamais sacrifier la lisibilité.