Résumé de la série : Sillage est un convoi multiracial de vaisseaux spatiaux à la recherche de planètes à coloniser. Les Hottards, peuple du convoi, jettent leur dévolu sur une planète sauvage couverte de jungles et d’océans qui n’est habitée - selon leurs critères - par aucune espèce intelligente. Mais à leur arrivée, ils rencontrent Nävis, une enfant sauvage d’une race jusqu’alors inconnue de Sillage : les Hommes.
Excellent album, un de mes préférés après "Engrenages". Aucun Sillage n'est pareil et ici on est pris par l'action. Navis et Snivel tombe sur une planète ou des espèces d'humains/félins sont attaqués par des robots. Le thème de la femme esclave y est abordé. Navis va d'ailleurs se charger d'améliorer leur condition avant de retrouver Snivel qui avait été capturé par l'ennemi.
Nävis se trouve sur une nouvelle planète en compagnie de Nivel. Une guerre interminable fait rage sur cette planète où une intelligence artificielle c’est retournée contre ses créateurs, les Gunjinns, en leur faisant la guerre.
Côté scénario Morvan aborde ici intelligemment l’émancipation des femmes, la guerre des tranchées et la lutte de l’homme contre la machine.
Cette intelligence artificielle qui fait durer sadiquement une guerre interminable pour son seul plaisir peut paraître cruelle, mais quand on tire le trait vers notre monde où c’est souvent le même pays qui fournit les armes et les convois alimentaires à un pays en guerre, on ne peut qu’apprécier l’habilité et la profondeur du scénario de Morvan. On peut également apprécier l’allusion aux dirigeants qui envoient leurs troupes à l’aveugle face à un ennemi invisible qui crée des pertes importantes avec des moyens limités. En abordant en plus la bêtise de la guerre et l’émancipation des femmes avec humour on ne peut que s’incliner face au scénario.
Le dessin du Buchet est de nouveau irréprochable et nous livre un nouveau monde, divisé en deux couleurs principales : le brun pour la guerre et le vert pour le repère de l’intelligence artificielle.
Les multiples de trois sont vraiment à conseiller dans cette série. Vivement le neuvième tome si cette logique est respectée.
Un léger ton en dessous du reste de la série, le thème abordé cette fois (l'exploitation du sexe dit faible) est un peu plus simpliste que d'habitude.
Mais l'ensemble est toujours très bien dessiné, et le mélange politique / SF n'a toujours pas d'équivalent dans la BD.
Ma première impression en refermant cette BD fut : pas mal mais sans plus…
Au niveau du scénario : Morvan c’est pris une pause par rapport à l’intrigue principale autour de Nävis. On dirait qu’il a voulu se faire plaisir en s’attaquant à deux sujets qui lui tiennent à cœur : la guerre et la condition de la femme. La guerre est orchestré par une IA dont la création revient aux victimes de ce conflit. Par la guerre, l’homme se détruit lui-même, semble vouloir nous dire le scénariste. Mais il reste un espoir, la femme (ou Hembras) qu’il faut protéger.
La trame est menée tambour battant. On n’a pas beaucoup le temps de souffler (sauf quand l’héroïne rejoint les autres Hembras). Le rapport à Terminator et à Matrix (pour le régne des machines) est flagrant. On n’apprend rien de plus sur la jeune humaine sauf sur ses talents de guerrière.
Au niveau du dessin : Buchet y fait encore du beau travail. C’est net et plein de vie. L’action est bien retranscrite par les dessins. Il y a du mouvement et de la fluidité même si parfois certaines cases sont un peu petites.
Au niveau des couleurs : je pense que les auteurs (dont le coloriste) ont tenu à donner un aspect terne et morose à cet album. Ceci en raison de la trame principale : la guerre. La guerre est triste, sale et rarement joyeuse (à par peut-être pour Bush)
En conclusion : cet album n’est pas indispensable à la série. Il se lit vite et permet de passé un moment agréable. Il est à prendre comme un intermède dans la suite des aventures de Nävis.
Je viens de terminer l'album et je dois dire que c'est pas mal mais sans plus. L'histoire est intéressante et colle à l'actualité mais alors Nävis c'est la super héroïne. Elle débarque et change tout en dix minutu montre en main c'est incroyable. Autant le grand point fort du tome 5 était le fait qu'elle ne change pas grand chose à la situation et qu'elle reconnaisse elle même qu'elle ne peut pas tout arranger tout le temps autant là c'est oublié. De plus la trame de fond de la série est totalement oublié, une sorte de pose dans l'histoire un peu dommage à mon avis. On sent également l'influence (quoique à ce point c'est plus de l'influence) de terminator et pour les grade de l'armée quelle imagination je siterais en exemple "Sardant-chef" et "Saporal" ça fait peur quand même.
Le dessin est toujours aussi réussi que les albums précédents avec comme seule petite critique l'utilisation de couleurs un peut trop flashi (surtout dans la première planche) mais c'est du inaillage.
En bref c'est digne d'un film de deuxième partie de soirée sur TF1 donc distrayant mais pas passionnant pour deux sous. A ne lire que si on a rien d'autre de mieux.
Sillage est une série que j'apprecie beaucoup car elle dispose de plusieurs niveaux de lecture. J'aime quand JDM s'attaque à un aspect de notre société sous couvert des aventures de la petite Navis. Mais là, la déception est au rendez-vous. Les 2 thèmes abordés sont "La guerre" mais surtout "la condition de la femme". Les 2 sont traités trop rapidement ce qui laisse un gout de survol bien trop rapide. Navis règle des problèmes ancestraux en 20s et 1 leçon de morale. Pas très crédible.
De plus, l'intrigue "sillage" n'avance pas d'un pouce et les couleurs ne me plaisent pas.
Reste le graphisme de Buchet toujours égal à lui-même. C'est pour moi le seul aspect à la hauteur de mes espérence de cette BD.
Déçu.
AIE, AIE, AIE!!!!!
C'est la catastrope. Où comment planter completement une série...
Les thèmes développés sont plutôt interessant, I.A, lutte homme-machine, la condition des femmes... Mais que c'est mal fait et caricatural!!
Et puis encore une fois, on laisse completement de côté les vrais questions laissés en suspens (parfois depuis le début de la série : le trafic de planetes, l'existance d'humains et où sont-ils...).
Le coup du sabotage du vaisseau (permet donc de créer une histoire dont on se fout royalement) passe terriblement pour une façon d'éviter ces vrais questions. Mais pouquoi??? Pour continuer à vendre encore beaucoup d'albums!!
J.D Morvan devrait peut-être faire moins de séries mais savoir où il veut aller avec. Domage il tenait là une série avec un potentiel énorme. Ou comment se tier une balle dans le pied...
2/10 pour le dessin toujours exellent de Buchet