Résumé de la série : Il est grand comme un ours, a une peau tantôt blanchâtre comme du lait d'ânesse, tantôt jaunâtre comme de l'urine. Il a deux dents qui crachent de la fumée, et des yeux tout à fait humains. Il a la queue d'un petit chien. Il a les pattes griffues. Et c'est avec ces pattes qu'il attrape ceux qui l'approchent, et celui qui se fait attraper meurt sans espoir de salut. Le prosopopus est qualifié en langue grecque d'anthropophage, car la plupart du temps, il tue les hommes et les mange. Mais il mange aussi le lait fermenté en grandes quantités.
Récit étrange et pénétrant entièrement muet, Prosopus nous révèle un monde d'où, à son image, brutal, sans pitié et grotesque dans sa démesure jaillit un monstre moderne.
Avec cette œuvre éblouissante, qui ne ressemble à aucune autre, Nicolas de Crécy laisse dans nos cœurs, une fois le livre refermé, une empreinte indélébile.
Je n'ai pas croché... L'idée de base est intéressante (un personnage est créé par le mélange des effluves du sang d'une personne assasinée et des effluves du sperme de son meurtrier), mais j'ai trouvé le scénario difficile à suivre. En effet, on revoit souvent des souvenirs du meurtrier, sans que l'on sache toujours s'il s'agit du moment présent ou d'un souvenir. Confusion augmentée au début par le fait que l'on ne connaît pas du tout un des personnages présent dans les souvenirs. Par contre, le dessin de De Crécy est d'une qualité excellente. Son style est très adapté à l'histoire qu'il essaie de nous raconter. J'apprécie également beaucoup l'effort fait de rendre cette BD muette. Dommage que le scénario ne suive pas.