Résumé de la série : Valérian, le plus grand space-opéra publié par des auteurs français, nous entraîne dans un monde et un futur lointains. Le duo est constitué d'agents spatio-temporels : Valérian et Laureline. C'est à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien, qu'ils se déplacent pour vivre des aventures hautes en couleur. Les scénarios font d'habiles clins d'oeil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre 20ème siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian. Grâce à des histoires formidablement inventives, les auteurs de Valérian ont su séduire le public le plus large possible depuis 1967, année de création de cette série pour l'hebdomadaire PILOTE. L'album Les Habitants du Ciel constitue une étonnante ''encyclopédie loufoque'' détaillant chacune des créatures qui apparaissent dans les 13 albums.
LES FOUDRES D'HYPSIS est la fin des SPECTRES D'INVERLOCH. C'est même l'histoire des SPECTRES D'INVERLOCH, vu que celui-ci n'était qu'une simple présentation des personnages. Dans cet album à nouveau terrestre, nos protagonistes embarquent à bord d'un bâtiment de la marine marchande à la recherche d'un vaisseau chargé par la planète errante Hypsis de déposer de quoi provoquer le grand cataclysme de 1986 (évoqué dans LA CITE DES EAUX MOUVANTES).
Le sujet est bon. Dommage encore une fois qu'il ait fallu tant de temps pour arriver aux premières pages de cet album.
Malheureusement les mauvaises impressions laissées par INVERLOCH perdurent ici. D'autant plus que le final est franchement grotesque. L'idée de faire de la sainte trinité un trio d'extra-terrestres n'est pas mauvaise du tout, c'est même plutôt bien vu (dieu en Orson Welles période LA SOIF DU MAL a quelque chose de comique, l'esprit saint en machine à sous aussi. Jésus en Hippie junkie est un peu plus banale).
Ce qui me gêne le plus est l'argument avancé par la trinité d'Hypsis comme prétexte à la destrucion de la Terre, ainsi que la façon dont les Hommes s'en tirent. et puis deux albums pour en arriver à ça... Non. Encore un coup dans l'eau. Ca fait quatre albums ratés d'affilée.