Résumé de la série : Valérian, le plus grand space-opéra publié par des auteurs français, nous entraîne dans un monde et un futur lointains. Le duo est constitué d'agents spatio-temporels : Valérian et Laureline. C'est à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien, qu'ils se déplacent pour vivre des aventures hautes en couleur. Les scénarios font d'habiles clins d'oeil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre 20ème siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian. Grâce à des histoires formidablement inventives, les auteurs de Valérian ont su séduire le public le plus large possible depuis 1967, année de création de cette série pour l'hebdomadaire PILOTE. L'album Les Habitants du Ciel constitue une étonnante ''encyclopédie loufoque'' détaillant chacune des créatures qui apparaissent dans les 13 albums.
Certainement le meilleur Valerian (ce qui n'est pas peu dire, vu la qualité de la série). Le scénario de Christin est une vraie merveille (bonne approche de l'asservissement des peuples) et Mezieres atteint des sommets en matière d'illustration. On est bien loin des productions modernes mais on ne peut qu'admirer son travail. Les ambiances glauques et les décors sont extremement bien rendus, surtout sur les territoires du maitre.
Cet album a une solide réputation dans la série des Valérian, mais je trouve qu'il est juste bon, pas exceptionnel, ou génial, ou parfait, etc. Il maintient le rythme et la qualité des histoires à un rang très élevé. Ce qui est déjà très fort. On est dans la période dorée du duo Christin & Mézières et rien ne semble pouvoir arriver à le déstabiliser.
On notera une bonne dose d'humour (les "fous"), un petit clin d'oeil à Druillet et un final très bien amené. A noter que les couleurs de la couverture des réédtions sont bien fades (une couverture toute bleue) alors que celle d'origine faisait contraster les bleus, les jaunes, les roses, les marrons. Malheureusement lorsque le volume 2 de l'intégrale est paru, les couleurs à l'intérieur ont aussi pris un coup. Les contrastes sont moins bons, la couleur de certains lettrages à disparu et les tons sont plus ternes. Dargaud aurait quand-même pu faire plus attention.
Au final, LES OISEAUX DU MAITRE fait partie des classiques de Valérian, sans toutefois être le chef-d'oeuvre de la série. Il maintient le niveau de la série à son rythme de croisière.