Résumé de la série : Valérian, le plus grand space-opéra publié par des auteurs français, nous entraîne dans un monde et un futur lointains. Le duo est constitué d'agents spatio-temporels : Valérian et Laureline. C'est à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien, qu'ils se déplacent pour vivre des aventures hautes en couleur. Les scénarios font d'habiles clins d'oeil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre 20ème siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian. Grâce à des histoires formidablement inventives, les auteurs de Valérian ont su séduire le public le plus large possible depuis 1967, année de création de cette série pour l'hebdomadaire PILOTE. L'album Les Habitants du Ciel constitue une étonnante ''encyclopédie loufoque'' détaillant chacune des créatures qui apparaissent dans les 13 albums.
Celui-là m'énerve parce qu'il aurait vraiment pu être très bon. Mais voilà : Alors que l'histoire est excellente et dénonce des exactions faites à l'encontre d'un peuple indigène pour favoriser l'implantation, l'industrialisation et le profit d'un monde prétendument civilisé et soi-disant supérieurement cultivé, le propos est gâché par les auteurs qui font de Laureline un personnage exagérément manichéen. Et clairement pour elle dans cette histoire, "son" Valérian fait partie des méchants et ne manque jamais une occasion de le lui faire bien comprendre. Comme si tout était si simple. Comme si, encore une fois, il était responsable de la situation alors qu'il n'est que l'intermédiaire d'une situation délicate.
A partir de la planche 38, il passe son temps à en prendre plein les gencives ("Je m'attends à tout de toi et de tes semblables", "tu ferais mieux de ficher le camp") et il suffit de deux cases et un bécot (au grand désespoir du goumoun) à l'avant-dernière page pour que tout redevienne comme avant. C'est un peu léger et pas très réaliste ça. On se dit juste que Valérian n'a pas beaucoup de fierté et d'orgueil (quand même gênant pour le personnage principal d'une oeuvre) et que Laureline est plutôt bornée.
BIENVENUE SUR ALFLOLOL compte parmi les albums phare de la série depuis sa parution, mais ça me paraît un peu exagéré. Pourtant il y avait encore tant de beauté graphique et de créativité. C'est pour ça que c'est si rageant.