Résumé de la série : Dusk signifie ''crépuscule'', et on ne saurait mieux qualifier cette nouvelle série qui nous projette dans un monde en demi-teinte où les personnages évoluent dans ces zones d’ombre qui caractérisent les faiblesses de l’âme humaine.
Une série atypique qui met en scène trois trois agents d’un mystérieux bureau qui n’est jamais nommé, mais que l’on devine comme un cousin éloigné du F.B.I.
Trois agents qui ont chacun leur singularité et des personnalités opposées : Solomon, le vieux pro alcoolique, Jo, le jeune loup féru de comics et Anna, l’élément féminin, lumineuse, raisonnée et efficace.
Ce qui fait la beauté de cet album n'est pas le scénario époustouflant même s'il
présente un certain intérêt: la beauté réside dans les aquarelles réalisées par De
Metter qui coupent le souffle. J'ai passé plus de temps à regarder les images, à
les détailler une par une qu'à plonger dans cette ambiance glauque qu'est la ville
de Salem. Salem et sa chasse aux sorcières, son idiot du village, ses êtres
pervers et dénaturés qui se croient plus purs que ne l'est le diable en fait.
De Metter est le même dessinateur qui nous a fournit l'excellent: Le sang des
Valentines. À saisir pour se délecter de la quitessence de l'art du dessin.
Si l'assertion de Nietzsche en ouverture de l'intégrale, "L'homme est une corde tendue au-dessus de l'abîme", avait de quoi attirer le lecteur, Dusk, (tome 1)demeure tout de même assez soft. Le "mythe revisité des sorcières de Salem" est incongru, et ne prend malheureusement pas. Les auteurs ont bien tenté de balancer à tire-larigot des ambiances morbides et de semer à qui mieux mieux du brouillard partout, tout reste plat et sans grand intérêt. Si Pauvre Tom sent le réchauffé, c'est sans doute que la bd franco-belge et la bd en général a bien du mal à s'imposer dans ce genre "kingien", qui prend davantage en roman...