Résumé de la série : Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”. À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin.
“C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible”, écrit Larcenet. C’est aussi un scénario parfaitement maîtrisé, drôle — de cette drôlerie complice qui évite l’ironie — et tendre, en totale osmose avec un dessin hypersensible au bonheur et à la détresse. (Sans parler du chat ou d’Emilie, le moindre canapé est craquant.) Le combat ordinaire, histoire légère et bouleversante d’une renaissance, est l’album le plus personnel de Larcenet.
Premier tome excellent. Un type angoissé qui fume des pêtards avec son frangin, qui va chez le psy, qui a peur de s'investir dans la vie...émouvant par moments et comique aussi.
Un album incroyable. Un de mes plus grands chocs en tant que bédéphile. Tout y est parfait. Larcenet est un génie et il a un talent fou pour faire rire, émouvoir, et partager ses angoisses. Son dessin quant à lui n'a jamais été aussi maitrisé et efficace pour nous faire vibrer. Merci monsieur larcenet.
Une très belle BD qui ne peut laisser indéférant, malgré un dessin qui peut paraître
rébarbatif au début. Scénario, histoire, caractères des personnages... Qui ne s'y
est pas retrouvé à un moment ou à un autre ?
Marco est un photographe qui a perdu son envie. Il vie à la campagne, et visite de temps en temps son frère en banlieue parisienne, et ses parents, anciens ouvriers. Marco va nous faire entrer dans sa vie, entre angoisses, revendications sociales, visites chez le psy, amitiés, apprentissage de l'existence et de l'amour.
Un scénario simple, mais prenant, un découpage astucieux (avec les narratifs en noir et blanc ou Marco nous parle comme il le ferait à son psy), un dessin simple et expressif, et des couleurs envoutantes. Une belle histoire. Prix à Angouleme (c'est surprenant!). A lire!
Comment peut-on acheter une BD au dessin si enfantine, au graphisme aussi sommaire et puis crier partout au chef-d’œuvre? Voilà, une question à laquelle j’ai longtemps cherché une réponse et c’est donc las et bien décidé de lever le voile sur cette usurpation primée à Angoulême que j’ai acheté ce premier tome!
Je commencerais donc par dire que dans le Combat Ordinaire, c’est surtout le dessin qui est ordinaire. Ok, je dois avouer que ce dessin simpliste colle parfaitement à la simplicité du personnage de Marco et qu’on s’y attache au petit Marco … et au dessin aussi (eh zut, raté).
Bon, mais de là à aborder des sujets délicats et très forts comme la solitude, les relations sociales, amoureuses, familiales, le jugement d’autrui et autres avec un dessin pareil, il ne faut pas pousser quand même! Et pourtant, ces sujets sont abordés de manière si intelligente, voir drôle ou même hilarante et avec une telle justesse que ce dessin si prête parfaitement. Je suis même obligé de dire que la simplicité du dessin ajoute de la sincérité à l’histoire et oblige le lecteur à se concentrer sur le fond très profond du récit (et rezut!).
Me sentant donc obligé de rejoindre les avis positifs sur cet album, il ne me restait donc plus qu’à trouver une excuse pour ne pas donner la note maximale et j’ai finit par trouver (aaahh). Une scène qui montre deux types qui fument un pétard à côté d’une femme enceinte doit être sanctionnée et c’est donc pourquoi je ne donne pas le maximum pour cet album. Malheureusement, je dois déjà avouer que Larcenet m’obligera à mettre la note maximale au tome suivant, où nos deux frères iront systématiquement fumer dehors (zut, zut et rezut).
L’histoire de Marco, son combat contre lui-même, ses angoisses, ses sentiments, ses émotions, ses interrogations, ses attentes, ses réflexions, touchent le lecteur comme il faut et où il faut. Une BD introspective, drôle, bouleversante, spontanée, émouvante, hilarante, intelligente et profonde sur la vie de tous les jours, pleine d’humanité, d’humilité, de finesse, de tendresse et de charme. Une balançoire entre drôlerie et philosophie!
Et si cet album ne deviendra peut-être jamais culte, son Geeeooorges l’est déjà pour moi, car cette scène (ainsi que celle avec son père regardant les bateaux) m’a fait hurler de rire!
Et pour terminer cette critique sur la même note que l’album de Larcenet: “Tout... Tout est mieux avec Combat Ordinaire dans sa bibliothèque que sans !"
Larcenet is a genius! Je l'ai découvert dans Le retour à la terre qui ressemble assez au Combat ordinaire. Peut-être plus mature mais bon. Ce genre de Bd me chavire à toutes les fois. J'adore! C'est rigolo et touchant à la fois. Larcenet malgré son style de dessin naïf, sait créer des trames qui ne peuvent laisser froid. On oublie le trait de crayon pour se concentrer sur l'essentiel: le scénario. Et à chaque fois, le personnage du chat risque de voler la vedette. Une BD à offrir à ceux que l'on aime...
Une claque !!! c'est la sensation que j'ai ressenti quand j'ai fini de lire cette BD.
J'ai vraiment adoré c'est la première fois qu'une BD me touche de cette façon. C'est drole, intimiste, touchant et tres réussi, bref une BD à découvrir et à faire découvrir !!
Une découverte.
Et quelle découverte !!!
C'est le quotidien d'un photographe dans ce qu'il a de plus ordinaire, avec son lot de névroses, de joies et de souffrance : les relations familliales tangeantes, la trentaine qui bat de l'aile, les souvenirs en "gris" qui développent une introspection intime, sans filets, une certaine quête de la sérénité, alors que le héros est parti vivre seul à la campagne... avec son chat.
En parenthèse de sa propre vie, comme de son travail, qui ne lui correspond plus mais qu'il essaie d'envisager autrement, Manu se complait dans sa solitude, jusque dans la rencontre de l'amour, qu'il n'arrive pas à vivre pleinement.
Le combat, c'est de vivre, mais aussi de s'améliorer, de se changer pour mieux vivre. La vie n'est que ce qu'on en fait, le fruit de nos actes.
"La vie nous donne beaucoup. Nous ne comprenons pas parce que nous avons obstinément appris à nous contenter de peu" lui dit le vieux voisin.
Cet album est une réflexion amère, mais l'humour y jaillit par étincelles, comme une panacée lucide - l'espoir d'un jour meilleur, d'une reconversion, d'un renouveau, n'est pas exclu
des tranches de vie très agréables à lire. C'est frais, c'est simple. Joies et
angoisses d'un jeune photographe au tempéramant solitaire, borné, et un peu
névrosé, mais qui sait apprécier les choses simples. Son chat, son frère, sa
campagne, son voisin, ses photos, sa copine, sa vie. Des questionements sur lui-
même et sur sa vie, que Larcenet arrive à nous faire partager sans lourdeur. Le
resentit du lecteur est très fort, on partage impressions et émotions sans
difficulté grâce notammant au trait typique de l'auteur, trait qui devient ici
presque impressionniste.
"Le combat ordinaire" est un nouvel album traitant de la situation personnelle de l'auteur. Mais il y a une nouveauté : il s'agit là d'une histoire imaginée et non d'un témoignage.
On était en effet habitué au discours à la première personne de Larcenet, que cela soit dans l'humour (le hillarant "retour à la terre") ou dans le tragique (les exceptionnels "Dallas Cow Boy" et "Presque").
Mais ici cela prend une nouvelle dimension : le héros parle à la première personne, mais n'est pas l'auteur. Il en est proche... mais jusqu'à quel point ?
Il y a là un élément intéressant : la fiction fait son entrée dans l'univers "biographique" de Larcenet qui reste quand même l'un des rares auteurs à développer deux types de production (l'humour "Fluide" / "Poisson Pilote" d'un côté, les oeuvres plus intimistes de l'autre).
Mais en dehors de cette nouvelle approche du travail de ce dessinateur ultra prolifique, en quoi "Le combat ordinaire" mérite t'il un tel engouement ?
Tout simplement parce qu'il est simple et bourré d'émotions. On ne cherche pas à nous faire réfléchir sur la vacuité de la vie, le problème de communication familiale, la peur du vide créatif, ce qui est bien ou mal... même si tous ces sujets sont à l'intérieur du personnage ; ce que Larcenet nous montre, c'est ce que toutes ces angoisses et interrogations génèrent au niveau humain (quasiment physique) chez le héros.
Larcenet nous a déjà montré la peur (il faut absolument lire "Presque" à ce sujet !), il nous présente ici l'angoisse... mais en tenant à exprimer qu'il y avait aussi un avenir ! C'est un album sincèrement optimiste !
C'est certainement pour cela qu'on sort de la lecture avec un mélange ému d'un reste d'angoisse et de beaucoup d'optimisme.
Attendez là, elle est monstrueuse cette BD J'ai tout bonnement A-DO-RE Je suis d'accord à 100% avec ceux qui pensent que le nb de points communs avec le "hero" n'a rien à voir. Je peux facillement me mettre, le temps d'une lecture, à la place de personnage pour comprendre (ou concevoir ?) ces pensées, sa manière d'agir.
La 1er partie m'a fait exploser de rire tout seul dans le metro J'adore particulièrement les retrouvailles avec le frangin, le coup de l'interphone ... ;-)
Pour moi, peut-être pas l'album de l'année car le dessin peut effectivement parait bizaroide parfois, l'alternace avec les planches "grises" etc ... bref, cela contribue à une ambiance graphique particulière qui peut ne pas plaire. Moi j'adore l'ensemble.
J'ai lu "le combat ordinaire" et c'est bien. J'ai bien aimé le scénario drôle mais surtout très humain, très sensible. Le dessin quant à lui est très expressif. Bref voici un album à lire.
Voila un album certainement plus complexe qu’il y paraît sur la vie ordinaire d’un gars ordinaire. Humour et émotions sont au rendez-vous. L’auteur sait faire naître de l’attachement pour ce personnage dont on se doute que la dimension autobiographique doit-être non négligeable. Sans se reconnaître complètement dans le personnage on est forcément touché de devenir, le temps de la lecture de l’album, le confident du personnage avec qui l’on a peut-être plus de points communs que l’on veut bien se l’avouer.
J'ai beaucoup apprécié cet album, mais je vais avoir bien du mal à dire
pourquoi ! Les scenario tient dans les quatre lignes du quatrième de
couverture, le personnage principal est d'une banalité exemplaire, et pourtant,
on ne décole pas de cet album, qui mèle poésie, humour et mélacolie à
merveille, grâce à un superbe graphisme qui bien que sommaire fait passer
par tous les sentiments ces attachants personnages...
Mouais c'est pas mal, mais je suis désolé, ce n'est pas si réussi et si extraordinaire que ça, ça me laisse un peu indifférente. Bien que je fume moi même, la manière de parler du cannabis est quand même ultra puérile et agassante (d'ailleurs larcenet pose sur son site devant des plants de kana et je n'ai jamais vu visage plus stupide). Enfin, faut la lire et vous faire un avis.
J'ai trouvé cet album plutôt sympa dans l'ensemble, mais sans plus, pas de réel coup de coeur...
C'est une Bd qui se lit facilement. Je la trouve assez réaliste... car même si je n'adhère pas à tout et que je ne me reconnais pas, j'en reconnais d'autres !
Côté dessin, c'est assez simpliste, ce n'est pas le style que j'affectionne le plus.
Les planches ''d'analyse'' sont peut-être celles que je préfère et je regrette qu'elle ne soient pas plus développées, on reste sur une approche très primaire... c'est un peu dommage.
Ce ne sera pas une de mes Bd préférée, ni pour moi la Bd de l'année, mais j'ai tout de même passé un bon moment. A lire.
Scénario original, le sujet est intéressant (joies et peines du quotidien) et possède un bon potentiel. Le ton de l'album, relativement morose voir dépressif par moment se digère plutôt bien grâce à quelques sourires récupérer ici ou là. Par contre, les dessins sont beaucoup trop simplistes et desservent l'album. C'est réellement dommage, j'aurais préféré des traits plus réalistes et plus précis.
Contrairement, à beaucoup je n'ai pas été emballée par cette histoire... Le personnage de Marco ne m'a pas touchée au contraire il fait parti du genre de personne qui m'énerve (mais bon cela est assez personnel)... Cette histoire adolescent attardé me gene surtout dans la façon dont elle est traitée, en particuliers sur le sujet du cannabis.
Le dessin de Larcenet ne me séduit pas vraiment mais je dois lui connaitre un réel talent quand il insére quelques dessins plus "réalistes".
Reste que cette BD phénoméne de l'année 2003 reste à lire pour comprendre (connaitre) une certaine frangue de la population masculine qui s'est reconnue dans cette ouvrage : comme quoi Larcennet n'est pas à côté de la plaque ;-)