Résumé de la série : Dans de lointaines contrées africaines, en des temps reculés et indéterminés, en plein coeur de Bakel, règne Hariti, prêtresse colérique et redoutée... Depuis qu’à l’aube d’un jour funeste on la retrouva au pied du berceau de son enfant mort, l’esprit du Mansa a déserté son corps... elle ne peut plus enfanter...
« Qui dira toutes mes tentatives, mes espérances... Ce par quoi j’ai dû passer... Ce à quoi je me suis obligée... soumise... pour seulement être mère !... Mais maintenant, fi des hommes ! Je m’en remets au démon-mère... Obtala ! ! ! »
Invocations et rituels, mysticisme et sacrifices, trahison et révolte : voici le monde tourmenté sur lequel règne Hariti, prête à tous les dangers et toutes les souffrances pour que son ventre aride redevienne fécond...
Hariti entraîne le lecteur dans une Afrique à la fois mythique et fantastique. Une grande histoire servie par un dessin aussi somptueux qu’envoûtant.
Hariti s'est trouvé une fille : Assia. Après avoir tant espéré cette maternité, la reine-sorcière ne peut que l'aimer d'un "amour dément". Cependant, dans le royaume onirique d'Hariti, les sens s'éveillent et le vigoureux Faro trouble la belle Assia. Ce qu'Hariti ne peut accepter.
Dans ce deuxième tome, la principale imperfection du tome 1 est gommée. Là où l'histoire était embrouillée par les pouvoirs de la sorcière, la narration gagne en clarté. Par ailleurs, les chaudes couleurs de l'Afrique, principale force de cette bande-dessinée, illuminent toujours autant les pages.
Seul bémol, il est dommage que certains passages, comme les rites initiatiques subis par Faro, ne soient pas plus développés.