Info édition : Avec jaquette, sens de lecture d'origine (droite vers gauche).
Résumé de la série : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu'un jour, la police vient l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
Ce cinquième volume de "20th Century Boys" fournit toutes les preuves du pur génie d'Urasawa, comme résumé en ces 200 pages brillantes. Il commence par retourner sur les chemins buissonniers de la mélancolie, prenant son temps pour nous narrer la reconstitution de la "petite bande" originale, finalement en piste pour "sauver le monde". Puis, le temps de l'action arrive, celui de la violence, du désespoir : la fin du monde va advenir - ou plutôt le grand bain de sang - sauf que... Et là, cut ! Urasawa nous refait le même coup que lorsqu'il nous avait privé du climax de 1997, et nous nous retrouvons 14 ans plus tard, à découvrir au sein de nouvelles micro-fictions de nouveaux personnages : incroyablement frustrante, et pourtant formidablement stimulante, cette ellipse sidérante consacre notre addiction. A partir de là, nous sommes comme des rescapés d'une catastrophe qui doivent réapprendre à vivre, dans un monde qui nous est devenu incompréhensible (la stupéfiante dernière page !), guettant au fil d'un récit "étranger" ce qui pourrait nous rassurer sur notre propre existence (enfin, celle de nos "héros", disparus dans ce trou temporel de 14 ans). Magistral me paraît un terme faible devant "20th Century Boys".
Exceptionnel et c'est un euphémisme. Cet albums atteind un niveau de suspense et de rebondissement. Le 31 décembre 2000 approche à grand pas c'est une question d'heure on se dit on va enfin savoir comment nos héros vont sauver le monde et....... non. Rien, nada, on a beau cherché pas l'ombre d'une explication en fait au lieu de les voir sauver le monde on se retrouve en 2014. Certe on sait qu'ils ont sauvé l'humanité mais alors pour savoir comment rien du tout. C'est frustrant et pourtant ça laisse envisager une suite tout aussi terriblement passionnante. Donc à ne pas rater :ok: .
Ce cinquième tome est un tome de transition entre deux périodes. La première partie du tome qui se situe en décembre 2000, juste avant la fin du monde, est assez lente et sert à regrouper les neuf, comme l’on pouvait s’y attendre suite au message d’AMI à la fin du tome précédent.
Urasawa nous amène lentement vers cette date fatidique du 31 décembre 2000, on va enfin savoir comment ils ont sauver l’humanité … et c’est là qu’en repassant par le début du tome un, il nous propulse en 2014 pour concentrer la deuxième partie de son récit sur Kanna.
Un rebondissement surprenant et une fin de tome prodigieuse pour un tome de transition un peu plus lent que les précédents (surtout la première partie).