Info édition : Mention 'Première édition' en page 6.
Dépôt légal d/2003/0086/53
Résumé de la série : La Kabbale, l'ouvrage mythique renfermant tous les secrets scientifiques et ésotériques, est entre les mains de savants payés par le gouvernement pour contrôler les puissances qui vont provoquer l'apocalypse tant prédit…
Complètement déboussolé par le monde qui l'entoure, Gaël déambule, songeur, dans les rues de Paris. Soudain, un attentat terroriste se produit et dans le tumulte qui s'ensuit, il est blessé à la tête. Le choc a provoqué en lui d'horribles hallucinations et des réactions extrêmement brutales. C'est alors que surgit un certain Éric, un homme d'âge mûr plutôt mystérieux, qui lui plante une sorte de poignard dans le ventre. A l'hôpital où il a été emmené inconscient, Gaël est victime d'affreux cauchemars. A son réveil, le Dr Ivanovitch qui le soigne, lui annonce qu'il a assassiné sa famille et sa petite amie ! Mais l'hôpital est, en fait, un centre de recherches, le Complexe, où l'on pratique des expériences sur les personnes réceptives aux phénomènes paranormaux. C'est là surtout, dans un local sévèrement gardé, que se trouve la Kabbale… Soutenu par un commando auquel participe Éric, Gaël est chargé de s'emparer de ce livre légendaire, mais pendant l'attaque, il est confronté à des monstres et à ses propres démons…
Gaël est-il réellement un tueur sanguinaire ou est-il l'instrument de personnages possédant des pouvoirs effrayants ? Réussira-t-il à s'emparer de la Kabbale ?
Voici une série qui débute bien. Le scénario est très intéressant bien que encore très obscur (mais les prochain tomes devrais nous en dire un peu plus). Je trouve que le scénario est une bonne critique de note société et des dérives vers lesquelles elle tend. Le dessin est très réussi, la dureté des traits traduit bien la dureté du monde représenté. C'est un premier album excellent que je conseil vivement à la lecture.
Une très jolie couverture qui donne déjà envie de se saisir de cet album...
A l'intérieur, même si le trait n'est pas toujours parfait, la mise en scene est remarquable et souligne le propos principal : la violence de notre société.
Thème sulfureux mais l'histoire est bien menée, avec des personnages qui sonnent juste, et au niveau des dialogues, les silences sont parfaitement utilisés.
Le scenario évite tous les pièges, notamment les idées préconçues ou l'utopisme, et se recntre peu à peu sur la question de l'engagement individuel (dans sa propre vie ou pour las ociété).
Passionnant et bien fait, vivement la suite.