Cet album tente de relancer la série avec l'apparition des parents des héros.
On se souvient que Ma Dalton fut une bonne pioche, ici ça ressemble plus à une tentative désespérée. Le scénario est vraiment quelconque et les touches d'humour de plus en plus téléphonées.
Pourtant avec le recul (et surtout la sortie du t.33) il faut avouer que la lecture de cet Astérix ne constitue pas une torture. Grâce à des dessins toujours aussi sympathiques on lit le tout avec quelques sourires.
Mais combien de temps resitera t'il encore?
Non pas au romains, mais aux scénarios de plus en plus fades et stupides que nous concocte Monsieur Uderzo.
Depuis quelques tomes Astérix est mis à toutes les sauces...
Le dessin est fidèle à lui-même (encore heureux) mais où est l'intérêt de perdre 4 planches complètes afin de montrer Astérix chevaucher un dauphin?
Bref, achetez-le si vous ne voulez pas avoir de trous dans votre collection, mais si les derniers tomes ne vous ont pas non plus inspiré, il est peut-être temps de savoir arrêter une série culte qui ne mérite pas son traitement actuel...
C'est le coeur fendu que je mets une aussi mauvaise note à ce monument de la bande dessinée, mais malheureusement, Uderzo ne l'a pas volé son 1/10... Cela reflète exactement et logiquement le syndrôme Goscinny. Depuis le "départ" de René, le rôle et l'importance d'un bon scénariste ne doit plus faire l'ombre d'un doute en haut lieu... Aaah, Uderzo sans Goscinny, c'est Obelix sans Astérix (ou sans un bon sanglier, c'est au choix...), c'est Tintin sans son milou, c'est un Haddock sans sa Castafiore (ou sans une bonne bouteille de vin rouge, là aussi c'est au choix...). Donc, c'est impensable, alors pardonnons Albert qui n'avait certainement que de bonnes intentions...
C'est l'intention qui compte, non?
Cet album est à pleurer mais hélas pas de rire. Pour le scénario on se demande encore où il est, c'est pas possible c'est pas les bonnes planches qui sont dans l'album c'est pas ça le scénario tout de même. Il est fatigant à tel point que j'ai failli m'endormir en le lisant et j'ai du sourire une fois ou deux et encore je devais penser à un autre album. Le dessin par contre est très bien mais ce n'est hélas pas suffisant pour rattrapper le reste. J'aurais bien voulu mettre 1/10 mais c'est pas possible ça ne les mérite vraiment pas.
Latraviata, c'est sans conteste la honte ultime en matière de BD
Prendre une serie cultissime entre toutes (et je pese mes mots, qui n'a pas lu avec plaisir et enthousiasme les aventures de notre petit Gaulois, aventures toujours rondement menées et accompagnées d'un dessin plus que séduisant) et en faire une daube monumentale...
Goscinny doit se retourner dans sa tombe!
Alors je dis STOP! Qu'Uderzo trouve un bon scénariste s'il veut absolument continuer la série ou qu'il laisse tomber (ce que je prefererais) parce que la, on a vraiment l'impression qu'il ne sait plus comment remplir les pages pour cloturer un album...
Et sa cérémonie des Césars a la fin, OK c'est pas une mauvaise idée mais j'ai l'impression qu'il a fait l'album pour pouvoir la replacer...
Au final, le seul qui a réussi le mieux à rendre un semblant de vie à l'univers de Goscinny depuis sa mort c'est Alain Chabat dans son film. Ne serait-ce pas une idée à travailler pour ce cher Uderzo qui semble racler les fonts de comodes pour trouver de quoi faire 46 pages. Heureusement, le banquet final tient toujours sur une planche, plus que 45 à trouver pour le prochain album Albert, ça va aller!