Résumé de la série : Dans un état totalitaire où l'on veut contrôler les faits et gestes de chacun, il n'est pas toujours facile de justifier la surabondante présence policière. C'est pour cela qu'on a fait appel à un épouvantail public, sorte de Jack l'éventreur de carnaval chargé de faire « BOUH » à la populace. Flanqué de son fidèle complice canin, il course les badauds, disperse en gesticulant les attroupements suspects. La joie d'un travail bien fait. Mais l'épouvantail reçoit une terrible nouvelle. Ses employeurs lui font savoir qu'ils ont trouvé plus effrayant que lui et que par conséquent ils se voient dans l'obligation de le licencier. Que peut faire l'artiste consciencieux face à la mécanique industrielle ?
L'épouvantail pointe et comme tout ouvrier besogneux, il est consciencieux et
docile. Le trait de Beuzelin théâtralise très justement le Grand-guignolesque du
scénario d'Omond. L'histoire est empreinte d'un humour noir jamais amer : il y a
un amour fou, le dépit du petit artisan face au travail à la chaîne et une réflexion
salutaire sur la joie de servir.
Ha cet épouvantail pointeur. Superbe univers déjanté d'Omond, servit par un dessin nerveux et terriblement expressif de Beuzelin. C'est assez drôle dans le propos, un humour acide et ironique sur une histoire qui nous renvoit à notre propre réalité.
Un grand moment de lecture, une belle découverte.
Vraiment intéressant cet album. Au point de vue des dessins, on pourrait facilement le comparer a Banquise et personnellement, j'adore. D'autant plus que la mise en couleurs est très séduisante. L'histoire, quant à elle, est vraiment bien tournée et très originale.
Malheureusement, il manque ce petit quelque chose qui font la marque des albums cultes. Quoi qu'il en soit, je ne saurais que recommander vivement cet album très réussi.
déjà le format carré n'est vraiment pas pratique ni agréable...j'ai même pas compris ce que ce format apporte!
Le dessin : j'aime pas voir un type dessiner en dessous de ces capacités...mais on a l'impression que pour faire génial il faut mal dessiner... je sais j'exagére....
l'histoire :c'est glauque, c'est tordu et on pourrait faire passer le message "le tout sécuritaire c'est pas bien" de façon moins absurde! Ce qui manque surtout dans cette Bd c'est un peu d'hummanité... pas facile quand le "héros" (anti héros serait plus juste) dit perdre sa part d'hummanité quand son chien meurt....
bref, cette Bd va viter retourner dans les rayons de ma bibliothéque municipale!