Résumé de la série : Thomas a 14 ans et quitte peu à peu le monde de l’enfance. Avec ses deux amis Pierre et Lionel, les sorties à la rivière sont maintenant l’occasion d’aborder un sujet majeur : les filles ! Mais la venue d’un nouveau dans la classe va rapidement changer la donne : Arto Brancovicz, en plus d’avoir un nom bizarre et d’afficher 15 ans d’âge bien tassés, se permet d’étaler une culture littéraire hors-norme et de plaire à ces demoiselles…
Pour les trois compères, il devient l’ennemi à abattre : il a beau venir au collège en mobylette et fumer en douce dans les toilettes, ils sont dans leur collège après tout ! C’est la perspective d’un exposé en cours de français qui bouscule les divisions. Thomas a accepté de le préparer avec le ténébreux Arto, au grand dam de ses deux (ex) amis : la guerre est déclarée !
Thomas va se lier d’amitié avec cet étrange garçon qui l ‘initie aux joies de la lecture : Boris Vian et le Saint-Germain-des-Prés d’après-guerre n’ont bientôt plus de secret pour lui. Mais avoir comme ami un jeune homme au charme ravageur peut s’avérer dangereux s’il croise celle sur qui on craque depuis des mois ! Bourhis aborde avec humour et tendresse le temps de l’adolescence et nous offre un livre à mettre entre (presque) toutes les mains… à lire de 14 à 77 ans !
J'apprécie le travail d'Hervé Bourhis sur le Stereo Club et j'étais impatient de lire ce récit. Au bout du compte, mon opinion est assez mitigée... Le dessin m'a plu, c'est incontestablement un point fort de Bourhis. Les rêves notamment sont très bien "retranscris". Le scénario est quant à lui un peu compliqué et la fin ne m'a pas plu... Bon, c'est subjectif, on est d'accord... mais je trouve que ça aurait mérité une fin en apothéose, avec quelques approfondissements sur l'existentialisme justement... N'étant pas un féru de littérature, j'ai appris pas mal de choses sur Vian mais pas sur l'existentialisme... ;-)
Le sujet est intéressant : suivre l'évolution de ce jeune adolescent en pleine recherche d'identité et de maturité. Pourtant, le rythme du récit est trop haché par les rêves du jeune homme qui nuisent un peu trop à la narration. On commence à s'attacher au personnage et ses rêves viennent gâcher cette bonne impression.
C'est un point de vue, d'autres trouveront, au contraire, que les rêves donnent une autre dimenssion au récit et plus de profondeur, ce n'est pas mon cas.