Résumé de la série : Pendant félin de Socrate le demi-chien, le chat du Rabbin essaye de répondre à une question fondamentale : peut-on apprendre la torah à un chat, fut il doué de parole ? La réponse est une fable savoureuse, d’une intelligence rare qui réjouira les amateurs d’Orient, de jolies femmes et de métaphysique.
'' Le chat du Rabbin '', c’est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c’est '' le chat du Rabbin ''. Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n’a pas plutôt un chien : ''… Ça fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats ''.
Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu’avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tant
A nouveau un album qui se lit et dont en retire un immense bonheur.
Ce chat continue à nous emmener dans ses recherches sur la religion et on adore cela.
Le passage le plus important est la rencontre entre le rabbin et un musulman.
Je suis surpris pas le fait que la manière de se saluer est pratiquement la même. Et ils vont se recueillir sur la même tombe, la religion juive et la religion musulmance avec les mêmes fondements, voilà qui éviterait bien des guerres.
Le dessin n'a pas changé et je m'y suis habitué avec grand plaisir.
Comment ça, vous ne l'avez pas encore lu ?
Le Rabbin est balancé entre deux sentiments dans ce deuxième tome : d’une part l’angoisse d’une dictée imposée par les autorités françaises afin d’être officiellement reconnu en tant que rabbin par Paris et d’autre part la joie de la visite de son cousin, la Malka des lions.
Comme pour le premier tome on retrouve ici un récit intelligent et subtil, débordant d’humour, de dérision et d’humanité. Par contre, les dialogues captivants et savoureux entre le chat et les humains (en particulier le rabbin), qui constituaient une partie l’originalité du premier tome, se voient réduits au silence dès le moment au notre chat perd la parole dans ce second tome. Heureusement il continue à penser et à dialoguer avec les autres animaux tout en narrant de façon originale les scènes qui l’entourent.
Si les dialogues souffrent de l’absence de parole du chat, ses pensés continuent néanmoins de traiter de sujets profonds (comme la relation et les origines juifs/arabes) avec finesse et humour et surtout sans jugement et sans aucune haine. De plus avec le Malka des lions, ce deuxième tome se voit enrichi d’un personnage haut en couleurs et au caractère prononcé !
Un peu décevant. Sans doute que j'en attendais trop après la claque que j'avais prise à la lecture du tome 1. Dans ce tome 2, on a l'impression que l'auteur ne sait déjà plus trop quoi raconter, comme si son récit n'était prévu au départ que pour un seul tome. Je lirai quand même le tome 3 pour voir où va ce récit...