Résumé de la série : En cette belle année de 1902 naît un jeune enfant, Théodore Poussin, enfin, d'après ce que l'on croit comprendre.
Son père est capitaine, il a une grande soeur et plus tard il sera... capitaine ! Mais le jeune Théodore doit arrêter ses études (son père vient de mourir) pour travailler dans une compagnie maritime, enfermé dans un bureau.
Mais les sirènes qui ont bercé toute sa jeunesse ainsi que les noms comme Dakar, Buenos-Aires, Shanghaï... achèvent de l'attirer vers ce bleu pacifique. Et pas si pacifique que cela, puisqu'il y rencontrera moults dangers.
Son premier départ est fixé au 2 janvier 1928. Il ne reviendra qu'en 1931, après de nombreuses aventures et surtout hanté par un secret, celui de sa naissance. Car un personnage qui l'a suivi pendant ces trois ans, M.Novembre, s'improvisant son destin, lui révèle son origine...
Théodore est un aventurier, quelqu'un que le mystère attire, comme en témoignent ses albums, mais c'est également quelqu'un attiré par le grand large, par le voyage et qui nous emporte dans l'Asie du début de ce siècle.
Ce premier volume est un vrai régal pour les nostalgique de ce type d'ambiance romantique où les protagonistes citent du Beaudelaire. Il y a du Corto en Théodore !
Un dessin ligne claire qui a beaucoup de charme je trouve, de belles ambiances aussi. On s'attache assez vite au personnage de Théodore meme si ca ne fait que commencer avec le premier album. J'aime beaucoup Novembre, qui est très énigmatique.
Débuts de Théodore Poussin. On le suit de son départ de Dunkerque, où apparaît déjà l'inquiétant M. Novembre, son "destin", à l'Indochine. Récit intéressant, mais pas encore transcendant. Le dessin de Le Gall y est encore très "spirousien" mais peu à peu évolue. Poussin voit le dessin de sa tête s'arrondir au fil des pages (comme au fil des albums) et l'atmosphère inquiétante, parfois oppressante et étouffante, agit sur lui comme modération de son caractère au départ joyeux. Bref, Le Gall définit son personnage au fur et à mesure qu'il définit ses aventures. Poussin finira beaucoup plus inquiet et introverti (mais dans un certain sens serein de par les épreuves que la vie a mises sur ses pas) qu'au début ; en outre, en même temps que le vécu de ce personnage s'épaissit, son physique aussi, signe d'un équilibre qui vient progressivement. Poussin n'est alors plus du tout "spirousien".