Résumé de la série : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu'un jour, la police vient l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
Urasawa continue a nous mener par le bout du nez en développant de nouveaux personnages secondaires comme Dieu et Shogun. Le mystère s'étoffe et les rebondissements s'enchaînent.
L'énigme devient plus complexe qu’elle ne laissait présager, nos certitudes fondent comme neige au soleil et comme dans série haletante d'Urasawa "Monster" on devient prisonnier du talent de narrateur d'Urasawa.
On est assurément pas encore au bout de nos surprises.
Avec son troisième tome, "20th Century Boys" prend son rythme de croisière, et Urasawa déploie son impressionnant savoir-faire narratif, censé quand même nous tenir en haleine pendant 22 tomes... "20th Century Boys" perd un peu en opacité - les révélations commencent à être distillées, et, même si chacune génère son lot de nouvelles questions sans réponses, l'extraordinaire complexité des deux premiers tomes laisse place à une construction de thriller plus "classique" - et beaucoup en émotion - le jeu avec les souvenirs d'enfance, le bouleversement des retrouvailles avec soi-même laissent place à l'action (deux scènes remarquables, la rencontre entre Kenji et Ami au Budokan, et l'invasion du "convini" par les disciples d'Ami...) et aux coups de théâtre. Ah ! J'oubliais... la chanson de ce tome, c'est "Get Back" ("... to where you once belong" : bien vu, vraiment bien vu !), joué façon "sur les toits" (Beatles 1970) par un Kenji possédé, se déchirant les doigts et brisant ses cordes. Rock'n'Roll !
Ce tome 3 est vraiment excellent. Le personnage principal, Kenji, prend vraiment conscience de son rôle dans l'histoire mais en s'y impliquant davantage perd ce qu'il possède. L'identité de ami que l'on tenait pour acquise dans le tome 2 est remise en question et on a une nouvelle piste qui semble être la bonne mais on en est pas encore certain. C'est vraiment un album passionnant.