Info édition : Avec jaquette, sens de lecture d'origine (droite vers gauche).
Résumé de la série : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu'un jour, la police vient l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
On avait quitté un personnage mystérieux et charismatique nommé Shogun en fin de troisième tome et c’est dès la couverture de se quatrième tome que l’on va continuer à suivre Shogun dans ce nouveau tome.
On se retrouve en l’an 2000, l’année où le monde devrait disparaître. Urasawa va développer avec maestro le personnage et la psychologie de Shogun, justicier sans peur qui va croiser la route de l’AMI. Un AMI de plus en plus puissant qui détient déjà une grande partie du pouvoir au Japon.
Le quatrième voulme de "20th Century Boys" nous emmène temporairement loin de Kenji, derrière un nouveau (et superbe) personnage, qui introduit une dimension plus classiquement "hollywoodienne" - donc un peu artificielle - dans le récit : Shôgun, "l'homme de Bangkok", est un héros beaucoup plus traditionnel, solitaire et froid, rompu aux Arts martiaux, vaguement invincible, et son combat contre les méchants proxénètes et trafiquants de drogue - pour plaisant qu'il soit - n'est pas exempt de sa dose de stéréotypes. Pourtant, cet élargissement narratif et géographique est indéniablement bénéfique à l'histoire, d'autant que Urasawa déploie en parallèle une narration éclatée temporellement (ces incessants va-et-vients entre présent, passé récent et passé lointain) qui oblige le lecteur à maintenir une attention permanente, et est pour beaucoup dans la fascination exercée par le manga. Et quand, dans les derniers chapitres, Urasawa fait se rejoindre Kenji et Shôgun, et rattache les fils (enfin, certains...) de son récit, c'est évidemment pour mieux nous plonger dans un nouvel abîme de machinations et de manipulation. Et si... Et si.. Mais lisons la suite !
J'ai lu le tome 4 et je dois dire que le mot passionnant n'est pas assez fort. L'intrigue est très bien relancé et on retrouve les personnages en l'an 2000 donc l'année même où est senser disparaitre l'humanité. Un nouveau personnage très important fait son apparition (je n'en dirais pas plus pour ceux qui ne l'on pas encore lu). Bref voici une série oùles albums se succèdent tout en étant meilleur à chaque fois donc à lire absolument.