Info édition : Avec jaquette, sens de lecture d'origine (droite vers gauche).
Résumé de la série : Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu'un jour, la police vient l'interroger sur la disparition de la famille de l'un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d'une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu'au jour où Donkey, un ami d'enfance, lui demande s'il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d'amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l'existence d'une organisation clandestine que dirige l'énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.
Wow ! C'est tout ce qui me vient à l'esprit après avoir lu - non, dévoré - les 200 pages suivantes de "20th Century Boys". Et puis, tout de suite après, l'inévitable question : pourquoi, comment ne pas avoir découvert ÇA plus tôt ? Une montagne russe émotionnelle, alternant de manière imparable des scènes d'une émotion subtile qui ont toujours été "l'exception" nippone (de Ozu à Taniguchi) et un thriller d'anticipation stupéfiant d'inventivité ! Le tout supporté par ce graphisme parfait, à la fois dépouillé et ultra-réaliste qui est la marque des grands mangaka modernes ! Dans ce deuxième tome, on tombe amoureux de nouveaux personnages renversants (Yukiji la gamine invincible qui découvre que les princes charmants existent, Dieu en clochard... céleste, passionné de bowling, Kiriko et sa bouleversante abnégation...), on se sent invincible une Telecaster en bandoulière, on est victime de trahisons particulièrement cruelles (l'épisode conventionnel mais efficace de l'inspecteur de police trop dévoué à son travail), et on se demande quand on va avoir le temps d'aller acheter le tome 3...
Le deuxième tome de cette série primée à Angoulême développe les bases posées dans le premier tome. Le récit est moins confus et les passages entre les différentes périodes sont plus fluides.
Le passé resurgit sporadiquement, levant lentement le voile sur les origines de cette histoire qui va changer la face du monde. Le rythme s'accélère, le dessin se dynamise, les suspects se multiplient et le lecteur se régale, dévorant chaque pièce du puzzle dévoilée habilement par le maître Urasawa.
Et bien voici un deuxième tome toujours aussi excellent l'intrigue avance à grand pas et toujours avec humour. Les référence au passé des protagoniste bien que le jeux le plus ridicule peut devenir le plus terrible. On apprend enfin l'identité du vilain méchant et ses intentions. Bref nous sommes en présence d'une histoire bien mené servi par un très bon dessin. Vivement la suite.