Résumé de la série : La mère de William a toujours été là. Dès son plus jeune âge où elle l'obligeait à décortiquer et ressentir les toiles des plus grands maîtres, et lorsqu'adolescent il ne parvenait pas en dépit de ses efforts douloureux à être le génie qu'elle avant désiré enfanter. Au fil des pages et des souvenirs de William, la monstruosité de sa mère se révèle de plus en plus clairement. Elle conduira William à l'hôpital psychiatrique où il réalisera son ultime travail : une fresque inquiétante sur laquelle s'avance, sous la lune, une multitude de femmes louves. Cette fresque disparaîtra mystérieusement tandis que le cadavre de William et les morsures du Docteur Melbourne dont bien réels. Affiche format 23 x 31 offerte à l'intérieur de l'album.
Alors voila bien un album particulier. Très difficile d'accès, tant le scénario est complexe, voguant aux limites du fantastique. Je ne suis même pas sûr d'avoir véritablement compris le fin mot de l'histoire et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Il se fait que l'auteur ne nous révèle pas beaucoup d'éléments et que c'est à nous de piocher çà et là des éléments d'explication. On pourrait passer des heures à fouiller les dessins de Sorel à la recherche d'un détail qui nous apporterait de plus amples informations.
Parlons-en, justement, des dessins de Sorel... Absolument fabuleux! Je dirais même que c'est son meilleur album, ce qui n'est pas peu dire... L'ambiance est oppressante, les visages expressifs et torturés, les couleurs lugubres,... Un régal!
Mother est donc un album que je recommande chaudement, ne serait-ce que pour les planches sublimes de Sorel, mais en vous mettant en garde: la lecture demande un réel effort de la part du lecteur... Mais c'est justement une bonne raison de le relire souvent et d'essayer de le percevoir différemment.
Le dessin/aquarelles de Sorel est très beau. Certains visages sont saisissants. En revanche le scénario ne m'a pas vraiment convaincu. Cette histoire de mère castratrice et diabolique manque un peu de corps et m'a laissé sur ma faim. J'auari voulu que ce soit plus developpé. Dommage ! Oui, l'histoire semble presque un pretexte a faire de belles planches et puis c'est tout. Vous me direz c'est peut-être déjà pas mal.
Oui oui oui .. c'est c'la oui ... Mon 1er Sorel, je m'en souviendrai. Graphiquement, je le trouve vraiment très réussi. L'alternance des planche réelles et de celles "imaginaires" ne nous fait pas tourner en bourrique. On fait très simplement la différence entre les 2 ce qui permet de ce concentrer sur le scénario .... Scénario ? Oui j'ai bien dis scénario ! J'en vois déjà d'ici qui rigolent. Si qqun pouvait m'aider à être sur de ce que j'ai lu, cela m'arrangerait. Non, ce n'est pas aussi extrême que cela, mais il fait tout de même s'accrocher pour comprendre. Sorel ne nous raconte rien, ne nous explique rien, il ne fait que nous rendre témoin de ce qui se passe. Et comme on ne peut pas dire que cette BD regorge de textes, question explications, nous somme obligés de nous rabattre sur les dessins.
En tout cas, une BD sublime graphiquement, un scénario à prendre au 2eme puis au 3eme degré et après seulement après attaquer l'étude inconsciente. Je pense que sans notion de psychanalyse, certaines réflexions et attitudes peuvent ne pas être comprises.
Bref vous l'aurez compris, une BD à ne pas mettre entre toutes les mains car coté profondeur, là, ça va très loin mais coté accessibilité, c'est pas ça.