Résumé de la série : Wayne Shelton, vétéran du Vietnam et séduisant quinquagénaire, s'est recyclé dans les '' petits boulots ''. Spécialisé dans les missions délicates, il vend très cher ses services. Le milliardaire Horace T. Quayle, président de la Texas Investment Trust, est sur le point de signer le contrat du siècle avec le Khalakjistan - ex URSS - qui possède le plus riche gisement de germanium, métal très convoité par toutes les grandes puissances. Malheureusement, un grain de sable a enrayé la machine : René Loiret, chauffeur routier. Cet abruti a eu un accident qui a provoqué la mort du général Selmjov, ministre de la Défense du Khalakjistan. Il a été condamné à trente ans de prison, et la lourdeur de la peine a contraint la France à riposter par un embargo. Les négociations sont donc bloquées, et la seule solution consiste à supprimer la cause de l'embargo : Loiret doit être libéré et rapatrié en France.
Shelton est chargé de la mission, et il n'a que soixante-dix jours pour faire évader Loiret de Zaporitzka, la prison de haute sécurité, et le sortir du pays.
Pour réaliser cette évasion spectaculaire - censée se dérouler discrètement -, Shelton recrute, un peu partout dans le monde, quelques fidèles copains momentanément occupés à autre chose : un authentique baronnet anglais, un cascadeur espagnol et une artiste de variété très gironde avec qui il partage une certaine intimité. Il embarque également un comédien nécessiteux originaire du Khalakjistan, et un ex-avocat parisien assez louche qui semble avoir ses raisons personnelles d'entrer à Zaporitzka.
Dans cette série, je dirais que se sont les trois premiers tomes qui sont les meilleurs.
Tout d'abord je trouve que l'histoire est bien mieux, plus construite, il y a un plus je ne sais quoi qui fait que je les préfére. surement parce que l'on fait la connaissance de pas mal de personnages clés pour la mission, que Cailletau n'a pas pris soins de faire suivre dans les suivants, sauf pour Honey.
la suite du n°1 où les héros sont installés au Khalakjistan (une République où l'on trouve beaucoup de champions du scrabble...). Le suspense est en place, Van Hamme aux manettes pour la dernière fois. Si la police locale est très (trop ?) cool avec un touriste américain (OK le mur est tombé depuis longtemps, mais quand même...), on sent l'armée "caca d'oie" très présente et paranoïaque. La force et la présence de Wayne compense la faiblesse de l'acteur "local", maillon faible du dispositif. On ne devine pas encore le piège qui va se retourner contre l'équipe, qui va perdre plusieurs de ses membres (c'est bien triste...). Qui est le traitre ? Le visage fourbe de l'assistant du commanditaire et l'avidité du soldat (un classique dans les pays de l'Est) vous en diront plus, mais bon le titre c'était "la trahison" quand même... A la fin, faut pas faire ch... Wayne. Désolé... Et là vous me dites : "c'est fini, y'a pas de suite ?". Oui en théorie, mais lisez le tome 3.
Les dessins de DENAYER ? Extra, de la précision (ah les expressions du visage...) et de la profondeur. Bien aussi les couleurs de DENOULET. Il a dû laisser ses crayons au frigo, on ressent le froid de ces pays, par la pâleur de certains paysages.
Suite du premier tome, ou Wayner Shelton met son plan a execution. Un certain suspense, au vu des liens se nouant entre les protagonistes, et on se demande quand meme qui va trahir qui, bien qu'il n'y ait pas d'enorme surprise. Cependant, le scenario tient la route, et ce tome se laisse agréablement lire.
C'est un excellent épisode. Le scénario est bien construit (bien que la fin soit tristounette) avec plein de rebondissement sans être très original. Le dessin est vraiment superbe très détaillé et réaliste. Bref cette suite est très réussi et bien menée.
35 pages pour elaborer un plan, on est bien chez Van Hamme, un peu longuet, heureusement la suite est vraiment mieux avec de l'action, des rebondissements et des surprise avec notamment la mort de plusieurs personnages. Les 20 dernieres pages rattrape le debut laborieux, Denayer maitrise tres bien les scenes d'action. Tome sympa.