Résumé de la série : La bande dessinée, comme si elle en avait honte, n'a pas pris l'habitude de se prendre au sérieux. Elle coule, fleuve ou navire ? de westerns sempiternels en calembours pour potaches, de simili-polars en érotisme pour cadres moyens, de fantastique triste en science fiction de bazar, osant peu aborder les problèmes de notre temps. Elle laisse au roman, au cinéma et même à la télévision le soin d'évoquer les pouvoirs corrupteurs et les bonnes intentions qui pavent l'enfer des goulags ou des multinationales. Pour traiter de cela en textes et images, ils ne sont qu'une poignée dont Guy Vidal qui s'y risque, depuis des années, avec tripes et bagages. Sans illusion mais sans désespoir, séduit par l'absurde de nos sociétés mais évitant cynisme ou pessimisme, il s'aventure dans l'exploration des idées justes et des résultats ambigus. Toutes réflexions mises récemment à la mode par quelques plumitifs à belle gueule, revenus des idées totalitaires après un tour dans les coulisses. Guy Vidal et P
A la fin des années 60 Pilote lançait un nouveau héros, australien et docteur de son état, qui avait la particularité, vu l'étendue du bush australien, de visiter ses patients en avion (le cas est bien réel).
Rien à dire sur ces aventures sans réelle envergure (pour des ailes d'avion, c'est dommage !) qui ne sont d'ailleurs jamais sorties en albums.
En revanche, les deux dernières histoires "Le Grand complot" et "Tu n'es pas le bon dieu, petit Chinois" ont été réunies dans cet album.
La première partie de l'histoire voit Ian McDonald, le médecin volant, prendre fait et cause pour un jeune politicien d'origine chinoise qui est candidat aux prochaines élections locales.
Bien évidemment les notables du cru lui mettent des bâtons dans les roues. A l'époque (1971) le traitement semblait audacieux même si je n'ai pas été complèment convaincu car je trouve que les "méchants" n'ont pas été très adroits et encore moins professionnels.
Mais tout le sel de l'histoire est bien évidemment le second épisode que je ne dévoilerai pas parce que le livre vaut vraiment le coup d'être lu.
Vidal a un culot d'acier et nous offre une fin à la fois ouverte et fermée (très fort !).
Du rarement vu dans la BD. Une oeuvre unique et donc en ce sens un chef d'oeuvre.