Résumé de la série : 1938 : pour les services du contre-espionnage, les hostilités ont déjà commencé depuis longtemps. A Budapest, la première victime de cette guerre de l'ombre est le réseau français Rhapsodie dont les membres ont été éliminés. Mais par qui ? Le N.K.V.D. soviétique ? L'Abwehr nazie ? Pour le savoir, Paris décide d'envoyer un enquêteur, quelqu'un de discret, d'inconnu et d'efficace. Max Fridman ne veut pas être cet homme providentiel mais il n'a pas le choix. Le 2ème bureau le sait, l'hôtel et le train sont réservés, les contacts hongrois sont prévenus et le chantage qui va obliger Fridman à accepter cette mission est parfaitement au point...
Publié en 1982, Rhapsodie Hongroise, la première aventure de Max Fridman, entre aujourd'hui dans la prestigieuse collection Caractère. Un scénario digne des meilleurs romans d'espionnage et un superbe dessin en ligne claire font de Max Fridman une bande dessinée incontournable.
Suite directe de l'album "No Pasaran". Ce qui faisait le suspens des premiers albums était basé sur les ressorts du monde de l'espionnage, des trahisons et des double-jeu.
Ici le suspens est lié à la guerre, d'où la petite marque de retrait par rapport aux volumes précédents.
Pour l'instant le scénario tient ses promesses, on est dans la fin de la guerre d'Espagne, et si on est du côté des républicains, il y a plus de victimes que de héros dans leurs rangs. Quel que soit le côté, la guerre et l'idéologie sont toujours sales pour Giordano, et on ne peut pas lui donner tord. Si Max n'a plus d'illusions, il est toujours porté par sa fidélité et sa peur, et à la chance d'être toujours accompagnée de jolis femmes. Alors on lui restera fidèle nous aussi.