Info édition : Livré avec l'E.O. et collé page 51 : pub pour "le retour à la terre (Larcenet)"
Résumé de la série : XVII°siècle, Isaac Sofer, peintre désargenté mais heureux en amour, vit de petits boulots et rêve d'aventure. Lorsqu'on lui propose d'embarquer sur un navire, Isaac accepte sans savoir qu'il fera le tour du monde ! Blain, Alph'Art à Angoulême 2000, s'impose ici comme un auteur majeur grâce à cette petite merveille d'humour et d'aventure.
Un excellent album, mais mon impression est un chouille moins bonne que pour les deux premiers. Il y a ici un peu moins d'aventure, c'est un peu plus statique. La fin est un peu bizarre avec la rencontre avec Olga. Cette rencontre s'avère finalement qu'une anecdote dans la rocambolesque histoire d'Isaac et pourtant elle donne le nom de l'album. Je vois plus cet album comme une transition, prétexte à ramener le héros dans la capitale (Le tome suivant). Reste l'atmosphère incomparable de la série, les traits de caractères des différents personnages, tous très attachants et au final le talent exceptionnel de l'auteur.
Lauréat du meilleur album à Angoulême en 2002, Isaac le pirate s'est en peu de temps imposé comme une des séries majeures du moment. A travers elle, Christophe Blain a su rapprocher deux écoles de la bande dessinée jusqu'alors assez distinctes. L'école classique qui privilégie un récit d'aventure tout public dont le scénario est dense et sait tenir en haleine le lecteur. Mais aussi une école plus "nouvelle vague" qui donne la part belle à un traitement graphique plus moderne et met en scène des personnages moins faciles à cerner, souvent ambigus et
Après un second tome époustouflant, le troisième tome met un terme à l'aventure initiale en tuant le capitaine. Du même coup, on perd un petit peu la magie des deux premiers tomes. L'Aventure avec un grand A perd un peu sa majuscule et ça c'est tristoune.
Il est certain que le scénario n'est pas sans mérite. Il serait sans doute mieux mis en valeur avec un dessin de qualité, ce qui je persiste à le penser n'est pas le cas ici -même si certaines vignettes sont belles.
Pendant qu'Isaac poursuit ses aventures, la belle Alice tombe dans les bras du beau Philippe. Quant au lecteur, c'est davantage le livre qui risque de lui tomber des bras !