Info édition : Il existe un tryptique représentant les 3 principaux protagonistes de la série (Etienne, Louise et Valois) en crayonné, encré et mise en couleurs.
(31 x 22 cm)
Résumé de la série : La guerre est sale. On y vit, on y meurt, on y survit salement. Plus personne ne croit au mythe des conflits en dentelles, à la légende de la fleur au fusil. Toutes les fleurs sont mortes aux fusils de nos pères chante un poète.
Surnage encore du fatras d’antant qui a envoyé tant d’entre eux sous la mitraille, des images d’amitiés, d’honnêteté, de solidarité, d’idéaux communs qui auraient uni les combattants, confortés par un idéal commun face à la menace venue d’ailleurs. C’est à cette autre légende que s’attaque La Croix de Cazenac, placée sous le signe d’une citation de Shakespeare, tirée d’Hamlet : ''Nous sommes tous des gueux fieffés. Ne te fie à aucun de nous''.
Et Etienne, jeune provincial idéaliste qui, en juin 1914, se destine au séminaire, ne pourra effectivement se fier à rien, ni à personne. Son frère, soi-disant abattu par un agent double dans le premier épisode, réapparaîtra à la fin du deuxième. Lui-même abandonnera le service de Dieu pour devenir, dans l’enfer des tranchées, un ange exterminateur surnommé Trompe-la-mort. La soi-disant femme de son frère tant aimé se retrouvera dans ses bras lors d’une folle mission au coeur de la Russie où bouillonnent déjà les prémices de la Révolution d’octobre. Un colonel des services spéciaux de l’armée française se révélera être une ordure de la plus belle eau, son ordonnance un assassin sans états d’âmes. Et quand, après avoir frôlé la mort cent fois, Etienne pourra enfin se pencher sur le tombeau de cette mère soi-disant morte en le mettant au monde, il découvrira qu’elle fut mise en terre dix-huit mois avant sa naissance.
Nous sommes tous des gueux fieffés. On ne peut de fier à aucun de nous..
Un très bon album au scénario bien construit contenant une touche de fantastique bienvenue avec l'étrange Némesis. On suit les aventures des Cazenac avec plaisir et le dessin est superbe, précis et détaillé. De très belles planches et les couleurs sont parfaitement adaptées. Un très bon départ pour ce deuxième cycle qui s'annonce très bon.
1915. Alors qu'Etienne de Cazenac et Fabien M sont sur le front, Henri et sa femme sont toujours dans les services secrets français. Etienne, devenu Chaman porte toujours sa croix, qui, ajoutée aux autres donnerait l'emplacement d'un trèsor. Un suisse, Von Stauffenberg se dresse alors sur la route de nos héros...
Un scénario classique, qui, avec les chamans, ajoute une pointe de modernité et de fantastique à l'histoire. Les couleurs et les dessins (très bons) de Stalner ajoutent au classisme de cette honnête BD. Agréable, sans crier au chef d'oeuvre, ni au raté.