Résumé de la série : ''Alors,les enfants, c'est pas chouette, ça : Tata Carole vient quelques jours à la maison! On va pouvoir aller en forêt tous ensemble... On prend les vélos! J'enlève les petites roues de celui de la p'tite. J'emporte les jumelles, le ballon de foot, la glacière... Je cache les corps dans la cave, je nettoie les traces de sang et j'invente une histoire.''
Ce texte rend bien l'atmosphère de la BD qui raconte la chute dans la folie d'un homme "comme tout le monde".
Le texte est magistralement mis en dessin par un petit nouveau tout droit sortie des studios de dessins animés. C'est sûr Cazaux est dors et déjà dans la cour des grands...
Superbe
Au début ça a l'air très bourrin, mais il révèle toute sa subtilité
C'est une plongée glaciale au coeur de la folie
l'histoire est passionnante et l'humour noir implacable
Le sujet n'est pas forcément très original, mais la façon de l'aborder l'est totalement
Noires, très noires ces mémoires... Dès le début, le lecteur est littéralement jeté dans l'horreur : un homme vient de tuer sa femme et ses enfants au fusil de chasse. Ensuite, le récit alterne flash-backs explicatifs et face-à-face de l'assassin avec son démon.
On vit réellement le mal-être du personnage. Ses colères, sa dépression et son alcoolisme le rendent plus "humain". Sans pouvoir accepter son geste, on
comprend d'une certaine manière comment un homme peut basculer dans la folie.
BD très prenante et marquante, elle mérite le détour. Je regrette qu'elle soit si peu connue.
Dès la première page, nous sommes mis au parfum. Albert veux se suicider, il compte à rebours avant d'appuyer sur la détente et... il n'arrive pas. Avec des flash back, nous allons découvrir ce qui l'a amené à tuer sa femme, ses enfants et à vouloir mettre fin à sa vie d'incapable. Le lecteur va être invité à prendre connaissances des mémoires d'un incapable et à partager avec lui le regard des autres face à son acte violent. Nous verrons la montée de son mépris face à une société aberrante qui semble ne pas l'écouter pour atteindre le paroxysme.
Lors de sa parution en 1998, j'ai tout de suite été emballé par la couverture. Une image qui heurte et un titre évocateur qui titille ma curiosité. Pourtant, lors de la lecture j'ai vécu la même déception que j'ai connue avec "Un gosse à abattre" (Nouvelle série Valhardi). J'attendais trop de cette histoire qui semblait être un chef d'œuvre et qui allait s'avérer être un belle essai, mais décevant sur de nombreux points.
Tout d'abord le dessin : alors que des dessins en dégradés de gris semblaient être judicieux pour une histoire noire, ils se sont avéré être des "brouillons" chargeant trop la page. L'expression exagérée des personnages met mal à l'aide et freine la lecture. Il m'a fallut le lire en plusieurs fois pour m'introduire dans la peau du personnage qui allait partager la vie misérable d'Albert.
Le scénario est plus nuancé. Il semble être un brûlot face à une société amère, intransigeante, aberrante, paradoxale. Une société se perdant dans des méandre du conformisme et de l'hypocrisie. Il offre de nombreuses pistes, mais ne les exploite pas suffisamment. Je retrouvais un peu l'idée du film "Chute libre".
Je reste tout de même surpris par l'approche des auteurs et leur histoire m'a intéressée, toutefois je m'attendais à une aventure qui allait plus me surprendre. Elle mérite d'être lue et de ne pas tomber dans l'oubli.