Résumé de l'album : Snivel et Bobo ont réservé une surprise à Nävis : ils ont monté une exposition consacrée à l'histoire de l'humanité ! Mais en plein vernissage, un terroriste surgit et se fait exploser ! Nävis découvre alors l'histoire des Ftoross. D'une pauvreté absolue, décimés par la maladie dans l'indifférence générale du convoi, les Ftoross en sont réduits au terrorisme pour faire connaître leur sort. Leur ultime espoir : menacer de supprimer Nävis, qui représente
à elle seule une race tout entière...
Navis se retrouve malgrés elle dans une confrontation entre des terroristes, et le reste des cytoyens du convoie.
Très bonne histoire encore une fois de plus, avec un dessin et des couleurs qui collent parfaitement au style.
Attention: BD à polémique. En effet, difficile, voir très difficile de traiter un sujet aussi brulant que le terrorisme, en évitant de prendre parti. Morvan s'en sort comme d'habitude, très bien. Pas évident de rester de marbre devant cette fiction qui nous rappelle furieusement un conflit que nous connaissons bien :-( On est alors tiraillé entre nos propres opinions et la réalité du monde. A travers ce sujet brulant, les auteurs nous ont concoctés un petit bijou d'action et d'aventure. Les cases n'ont vraiment plus rien à voir avec celles du 1er opus. On sent la maturité de Buchet à tous les niveaux et Morvan n'hésite pas à sacrifier ses personnages secondaires. C'est assez rare pour le souligner.
Après la lecture de cet album, je reste sur un sentiment très mitigé.
L'histoire est plutôt pas mal mais sans plus. On effectue un retour sur sillage après l'arrestation de rib'wund. Les ftoross sont une des races les plus pauvres de sillage. Ils en ont marre d'être exploité (et on le comprend bien) et se font pêter la cafetière dans des attentats meurtriers. Très manichéen et peu d'interêt même si ça se lit bien.
Toutes les intrigues sont laissées en suspens, l'arrestation de rib'wund tout comme la recherche d'êtres humains...
Bref, on a peu le sentiment que J.D Morvan ne sait où il va ou alors qu'il allonge la sauce. Affaire a suivre...
Pas de nouveau monde pour Nävis et le lecteur cette fois ci. On reste sur Sillage, où les Ftoross ont recours au terrorisme pour obliger les politiciens à les sortir des bidonvilles et à les guérir de la maladie qui les décime. Ils vont même prendre Nävis en otage …
Côté scénario Morvan attaque ici un problème d’actualité en abordant le terrorisme, le racisme, l’inégalité sociale et les prises d’otages. Mais, si le message est important, le medium utilisé l’est tout autant et la naïveté de Nävis n’est pour moi pas le moyen idéal pour aborder des sujets aussi délicats et complexes. Cette petite Nâvis essayant de donner la leçon à tout le monde avec un discours moralisateur à deux balles a d’ailleurs un côté assez énervant. De plus cette histoire ne fait pas trop avancer le récit.
Côté dessin, Buchet comme dans le deuxième tome doit se limiter au domaine du convoi Sillage, tout en nous détaillant avec brio les bidonvilles. Le dessin reste excellent, mais quand on connaît son talent à développer un nouveau monde à chaque tome on reste un peu sur sa faim.
Côté personnages, c’est Knardia qui m’a scié. Je ne sais pas pour les autres lecteurs, mais il m’a été personnellement impossible de fixer ce personnage aux quatre yeux plus de deux secondes. Ca fait vraiment bizarre ces deux paires d’yeux et m’a vraiment perturbé. Quand au langage Ftoross, ça aurait été sympa de pouvoir le décrypter.