Info édition : Noté "Première édition".
Résumé de l'album : Cette nouvelle aventure de Blake et Mortimer conduit nos deux héros à Oxford. L'Ashmolean Museum et sa célèbre collection archéologique est le théâtre de vols inexpliqués auxquels sont liés une série de meurtres tout aussi mystérieux. Tels les héros d'Agatha Christie, Blake et Mortimer mènent l'enquête. Yves Sente et André Juillard nous offrent une aventure dans la plus pure tradition des romans policiers britanniques.
Info édition : Edition version strip au format à l'italienne tiré à 6000 exemplaires. Noté Première édition. DL : d/2012/0086/588.186
Plaisir gourmand de l'old school. Plus un album à regarder au coin du feu pour son classicisme et ses ambiances.
Pour le reste, l'histoire n'est pas transcendante et nos deux héros pas très perspicaces.
Question de fond : les auteurs sont-ils obligés de poursuivre une forme narrative qui a plus que vieillis, à la limite du hiéroglyphe, où le dessin est commenté et appuyé par un texte redondant ? Comme tout cela est fastidieux...
Voilà qui me rabiboche avec B&M... Une histoire qui s'inscrit dans l'Histoire, des personnages typés et une ambiance de film d'espions. J'ai vraiment pris plaisir à lire cet opus d'un(e) traite... il y en a toujours !
Oui, le profeseur Mortimer n'est qu'un faire valoir dans cette aventure,
Oui, il y a des effets de scénarios un peu enfantins,
Oui, il n'y a pas de fantastique,
MAIS,
c'est bien dessiné et colorisé,
c'est une bonne histoire policière ancrée dans l'Histoire,
il y du texte à lire,
le scénario tient la route mieux que la moto de Lawrence et la voiture d'un des Lords.
Cela aurait pu se passer avec d'autres protagonistes, mais ne boudons pas notre plaisir:
c'est à lire.
Après les 4 ou 5 derniers épisodes tous plus fades les uns que les autres, LE SERMENT DES CINQ LORDS remonte honorablement le niveau de la série. Sans être un chef d'oeuvre au même titre qu'un SOS METEORES ou LA MARQUE JAUNE, voire un très bon cru comme l'était par exemple LA MACHINATION VORONOV (des mêmes auteurs), cet album-ci surprend agréablement et remplit largement sa part du contrat. Ce SERMENT DES CINQ LORDS dispose en effet de plusieurs atouts. Premièrement, l'ambiance policière "à la Agatha Christie" qui se dégage du récit est des plus prenantes, malgré quelques longueurs dans le scénario (surtout au début de l'album). Les nouveaux personnages sont plaisants et il est intéressant de constater que Yves Sente aime réutiliser ses personnages post-Jacobs, comme le major Seele ou l'adjoint Honeychurch. Surtout, la non-présence d'Olrik est fort appréciable et renforce l'originalité du scénario (c'est en effet seulement la seconde fois que cela se produit dans l'histoire de la série, après le très surprenant PIEGE DIABOLIQUE de Jacobs). Le dessin de Juilliard, parfois inégal en ce qui concerne les personnages, sied bien aux décors, particulièrement les extérieurs enneigés.
Évidemment, tout n'est pas parfait et l'album souffre de quelques imperfections. La principale est que l'identité des voleurs/assassins est trop vite devinée, ce qui enlève une grosse part de suspens au scénario, par ailleurs bien ficelé. D'autre part, si Blake joue un rôle relativement important dans cette histoire, force est de constater que Mortimer a toujours un train de retard et n'a quasiment que le rôle de faire-valoir, passant son temps à déambuler dans les couloirs du musée et du campus universitaire. Dommage de n'avoir pas su mieux exploiter le personnage de Mortimer.
En bref, à l'instar de L'AFFAIRE DU COLLIER ou de L'AFFAIRE FRANCIS BLAKE, LE SERMENT DES CINQ LORDS est un récit purement policier, sans le moindre élément fantastique, qui fait tout de même honneur à la série grâce à une histoire bien élaborée et plusieurs éléments originaux. Un bon BLAKE ET MORTIMER que l'on lit avec un certain plaisir.
Ce huit clos dans le plus pur style policier britannique genre Agatha Christie n'est pas pour me déplaire. Une amélioration s'amorce enfin, oublions vite les 2 albums précédents (très faibles) et repartons sur de nouvelles histoires de meilleures qualités. Bon quelques invraisemblances et quelques indices cousus de fil blanc m'agacent un tantinet mais bon, je retrouve enfin une histoire qui tient à peu prés la route.
Je trouve quand même que les nouvelles histoires de nos deux très chers héros manquent d'une pincée mystère, d' un soupçons de Science Fiction et d'un chouïa de fantastique ! Bref d'un bon SCÉNARIO ! Gageons que le prochain opus sera encore d'une meilleure facture...
Que ce soit Jacobs ou non, je plonge toujours avec délice dans un blake et mortimer, et la magie opère ici. Toute l'intrigue se déroule sur le territoire de sa gracieuse majesté. Très documenté, et des dessins que j'aime toujours autant, on suit l'histoire avec plaisir, prenant plaisir à chercher le criminel comme dans dix petits nègres. On a en prime un retour dans le passé de la vie de Francis blake.
La fin est à mon sens excellente et ne dépareille avec le reste de l'album.
Un très bon cru.
Cette nouvelle aventure de nos amis, se déroulant dans l'angleterre des années 50, est une histoire très bien ficelée (dans le plus pure style Agatha Christie).
Nombreuses références à la jeunesse de Blake, ainsi qu'à Lawrence d'Arabie.
Et pour une fois... Absence du colonel Olrik.
Bravo à Yves Sente pour ce scénario très différent des autres auteurs !
Il éxiste également une édition strip, format à l'italienne. Chaque page au format réel (A3) est très agréable à regarder pour les détails graphiques et une facilité de lecture en grand format.
Je viens de lire "le serment des 5 lords" en version format à l'italienne.
Le dessin de Juillard est superbe comme cela, bien mis en valeur, et ce format exige, à mon avis, une lecture plus soutenue et plus longue aussi.(la pagination étant, de ce fait trois fois plus importante qu'une présentation classique). On reconnait aisement la patte de Juillard, avec ses personnages de profil et les femmes reconnaissabes entre mille.
Par contre, il y manque quelque peu l'ambiance de la page pour bien saisir la scène (le climat, les couleurs, le temps, ) rend beaucoup mieux sur une page avec l'ensemble des cases. J'ai donc également succombé à l'achat de la version "normale".
Yves Sente se debrouille très bien avec le scénario, où la petite histoire rejoint la grande Histoire. (Il l'avait déjà fait avec "La Vengeance du Comte Skarbek"). J'avoue que je penserai à Lawrence d'Arabie autrement après cette lecture.
Une intrigue policière parfaitement menée, (qui se situe apparement après "la marque jaune") avec certes quelques longeurs, mais cet album se hisse bien au dessus de la trilogie du "6ème continent" et de "la malédiction des trente deniers", que j'avais trouvé assez faible.
Une aventure beaucoup plus proche de l'univers d'Agatha Christie que des premiers "Blake et Mortimer" d'Edgar P.Jacobs, loin du fantastique et de la science fiction.En écho à la jeunesse de Philip Mortimer, nous découvrons ici, celle de Francis Blake, alors qu'il n'était que simple étudiant.
Cette édition étant limitée à 6000 exemplaires, je ne peux que vous encourager à lire cette aventure de Blake et Mortimer, dans ce format assez original, et fort peu courru dans le monde de la bd.(bien que les éditions Blake et Mortimer aient sorti en 2011 en format proche du format à l'italienne, avec "les sarcophages d'Açoka", condensé assez raté des deux tomes des "sarcophages du 6ème continent" et "le sanctuaire du Gondwana")
Je rejoins Pierreyves sur son commentaire et j'y ajoute que l'inspecteur Colombo nous ayant habitué à être observateur, les bris de glace au sol nous laissent penser que la glace a été brisée de l'intérieur après avoir été ouverte. Sans cela, les morceaux de verre seraient tombés dans la vitrine et non au sol ... Le voleur avait donc la clé et a cassé la vitre après le vol.
Facile à déduire et la supposition que l'auteur met dans la bouche de Mortimer comme quoi le violon aurait pu passer par le trou est, dès lors, surprenante ...
Rien d'autre à dire si ce n'est que si "final" peut s'écrire avec ou sans e final (grand final ou grand finale), l'écrire sans e aurait été plus judicieux (dernière case page 57).
À une époque ou l'orthographe est de moins en moins maîtrisé, faisons une distinction simple entre 'grand final' et "grande finale".
Ceci dit, merci de nous avoir évité l'aventure en 2 tomes avec néanmoins un (tout petit) reproche : la cape et la cagoule, ça fait vraiment serie B des années 50.