Résumé de la série : Valérian, le plus grand space-opéra publié par des auteurs français, nous entraîne dans un monde et un futur lointains. Le duo est constitué d'agents spatio-temporels : Valérian et Laureline. C'est à bord d'un vaisseau affrété par Galaxity, capitale de l'Empire Terrien, qu'ils se déplacent pour vivre des aventures hautes en couleur. Les scénarios font d'habiles clins d'oeil à notre époque, mettant en scène tyrans et dictateurs, souvent bien proches de ceux de notre 20ème siècle. Le dessin est classique mais doué d'une fantaisie qui donne une saveur rarement égalée aux créatures monstrueuses ou sympathiques que croise Valérian. Grâce à des histoires formidablement inventives, les auteurs de Valérian ont su séduire le public le plus large possible depuis 1967, année de création de cette série pour l'hebdomadaire PILOTE. L'album Les Habitants du Ciel constitue une étonnante ''encyclopédie loufoque'' détaillant chacune des créatures qui apparaissent dans les 13 albums.
Valérian & Laureline font le tour des Planètes du système d'Ukbar pour rendre une dernière visite aux colons terriens nouvellement installés. Ainsi commence LE PAYS SANS ETOILE. Mais à chaque visite, Valérian en profite pour fêter l'événement en douce avec des locaux à grand coup d'alambic local - Hop! Résultat : un grand moment d'humour dans la saga de Valérian. Et c'est à ce moment précis que la situation se complique et que l'histoire se lance. Une planète dérive dans l'Espace et risque de provoquer une catastrophe.
Dans cet album, Christin (qui signait encore Linus à l'époque) & Mézières nous font découvrir une planète creuse (je ne sais pas si cette idée est d'eux ou si elle a été reprise, mais en tout cas elle est géniale) où s'affrontent un peuple de femmes ultra féministes, mais d'apprence très masculine, et un peuple d'hommes misogynes, mais très effeminés.
Jamais les auteurs n'auront tant réussi à être aussi subtils dans la critique en faisant se confronter des groupes antagonistes coiffés des oripeaux traditionnels de l'Autre. C'est génial. Même si on commence à lire quelques propos agaçants dans la bouche de Laureline ("Si je pouvais (...) te dire ce que je pense de toi et de tes semblables !"). Peut-être était-ce du à l'époque (1971) ou pour se faire bien voir du MLF ? Ce n'est quand même pas de la faute de Valérian s'il existe un tas de machos et de machismes dans l'univers. Et ce n'est pas lui qui les a inventé. Alors pourquoi le lui reprocher ?
Ce genre de choses reviendra par la suite dans BIENVENUE SUR ALFLOLOL au point de ternir le sentiment positif qu'on peut avoir sur l'album dans son ensemble.