Résumé de la série : La planète Olh s'est remis de la Guerre des Confins. Alors qu'elle a perdu tout contact avec la colonie du clan Olsimar, Ilo la lointaine, le Seigneur Olsimar décide de confier à sa fille, la belle et cynique Cyann, la direction de la première expédition vers Ilo. Celle-ci va non seulement se révéler périlleuse, mais aussi pleine de surprises... Le cycle de Cyann constitue une saga d'un genre nouveau, où Bourgeon et Lacroix, embarqués sur le grand vaisseau de la S.F., entreprennent de créer un véritable univers (de l'organisation sociale à la faune et la flore), agité de passions amoureuses et de luttes de pouvoir. (c) Casterman.
Le dessin très imaginatif de Bourgeon illustre à merveille l'univers extraordinaire créer par Lacroix. S'il faut être bien concentré pour "rentrer" dans ce monde de Olh, le voyage vaut le coup tant cet album est dense: une très bonne histoire que l'on dévore de bout en bout de cette BD de presque 120 pages... J'avais été très déçu des "Compagnons du Crépuscule" du même Bourgeon mais c'est complètement différent.
UNe erreur s'est glissée dans mon avis. Je corrige. Les deux premiers tomes constituent un chef d'oeuvre de la bande dessinée dont on reparlera dans les années à venir!
Ce 1er tome est une mise en place très réussie d'un univers très complexe et original. A la 1ère lecture, il faut parfois s'accrocher mais la relecture est d'autant plus savoureuse qu'on se familiarise à cette série. Le plus intéressant dans est la relation entre les différents personnages et les us et coutumes de cette planête. On ne se trouve pas ici dans de la SF bête et méchante avec les stéréotypes habituels. Il y a un réel effort de précision, d'originalité et on sent que l'auteur prend son temps pour installer l'ensemble. Ces qualités étant hélas un peu oubliées dans les tomes 3 et 4...
Un dessin extraodinaire de finesse et un scénario extrêmement soigné créent un monde exotique et cohérent. Une planète avec une végétation luxuriante et une culture riche qu'il est fascinant de découvrir. Les héroïnes sont des femmes humaines et courageuses (pas des poupées gonflables). Ce sont des personnages avec de l'épaisseur...
Je signale qu'il existe des exemplaires (combien ? je l'ignore) de cet album ou le cahier des pages 73 à 88 est inséré 2 fois et où il manque le cahier des pages 89 à 104.
Les premières pages laissent dubitatif, et ce d'autant plus que les explications se font attendre pour ce premier tome. Presqu'aucun élément de cet étrange univers ne nous est dévoilé avant le premier quart des 120 pages que compte l'album. Mais au fil des planches, on en apprend un peu plus et on apprécie d'autant plus les personnages, l'intrigue qui se met petit à petit en place et surtout la cohérence de l'univers. Contrairement à d'autres séries, on n'a pas l'impression que certains éléments n'ont pas leur place ou sont amenés un peu vite. Bien au contraire, c'est avec un naturel merveilleux que s'enchaînent les événements. Les nombreux protagonistes ont des traits de caractère bien marqués ce qui contribue à densifier le récit. Et si on arrive à s'accrocher suffisemment pour dépasser la barrière décrite dans les premiers instants de lecture, on ne pourra pas décrocher de l'histoire avant la fin de la dernière page.
Graphiquement, le dessin accuse l'âge. Toutefois, l'ensemble est clair et précis. Certains aspects rappellent un peu l'ambiance de Blade Runner. Pas forcément très détaillé, ni trop futuriste mais bien pensé. Là encore le tout est cohérent. Les couleurs sont agréables et servent justement le trait de Bourgeon sans lui nuire, mais sans lui apporter un plus particulier.
Ce premier album est un très bon cru de SF. Il y a de quoi s'émerveiller devant la cohérence de cet univers pourtant très riche et très dense. Techniquement c'est agréable, les visages et les décors sont travaillés et le dessin sert justement l'intrigue. Un excellent début pour cette série que nombre de lecteurs ont déjà issés au rang des grands classiques à posséder absolument. J'attendrai toutefois de lire un peu les autres tomes avant de prononcer un tel jugement.
J'avoue avoir eu du mal à rentrer dans l'univers de Bourgeon et Lacroix. J'ai trouvé le scénario et surtout les dialogues un peu confus dans la première moitié de l'ouvrage. Puis petit à petit, je me suis attaché aux personnages de Cyann et de Nacara. J'attends beaucoup du tome 2 !
A mon gout, l'histoire, qui nous fait évoluer dans un monde fantastique, est intéressante, mais momentanément un peu confuse notamment en raison des dialogues pas toujours clairs. Le dessin est correct, mais les couleurs un peu pales.
Lorsque François Bourgeon explore un univers littéraire, il n'y va pas avec le dos de la cueiller : tous les poncifs du genre se trouvent ici déclinés. De plus, nous étions déjà habitués à des galeries de personnages exubérantes, nous sommes servis.
Ce dernier épisode amène Cyann sur une nouvelle planète, Marcade. Fidèle à son habitude, François Bourgeon ne fait pas l'économie de nous décrire cette planète et sa société où règne un ultra-libéralisme, où les échanges sont poussés à leur paroxysme puisque même parler coûte de l'argent. Poser une question peut vous ruiner. C'est aussi une société qui ne connait pas de limite à l'intrusion dans la sphère privée et la belle Cyann en fait les frais à ses dépens. Mais elle réussit à retourner sur Ohl, seulement un petit problème s'est glissé lorsqu'elle a franchi la Porte lui permettant de se jouer de l'espace et du temps, et la voici sur Ohl mais 40 ans plus tard...
Les dessins sont toujours aussi somptueux, les couleurs éclatantes. Chaque case se rapproche du tableau de maître.
Profitez-en pour relire la série ou attendez le prochain opus sinon vous risquez de rester sur votre faim...
Depuis 30 ans, je lis ce genre de BD. Sans conteste, cette série est une des meilleures. Les deux premiers tomes vous emmènent dans un univers de fiction mais dont les détails et l'esthétique renvoient à une construction tout à fait réaliste. Un exemple : les vêtements des personnages, leurs habitations, là, il y a de la recherche et de l'inspiration pour nos grands couturiers ou nos architectes...
grand amateur du cycle d'Albébaran, j'ai été attiré par cet ouvrage. Même genre, et très apprécié dans les différents commentaires que j'ai lu.
Ainsi j'ai voulu me lancer. En effet, très belle bd, beau dessin, moins statique et stéréotypé de Aldébaran, très originale, dessin agréable et vivant.
En revanche j'ai eu du mal à rentrer dans la bd, scénario lent à venir, bref une maladie qui décime les hommes si je me souvient bien. Mais le problème vient du faite que les dialogues ne sont pas toujours claire et facile à comprendre. Vulgaire dans les paroles, elle se fait niqué, baisé au sens figuré comme au sens propre. L'héroine passe se temps à poils, considéré comme une pute...
lorsqu'elle est habillé, les positions sont très clairement sexuelles, et les vêtements laissent très aisément deviné les formes des femmes.
Ou est-ce que cette bd veut en venir ? est-ce de la SF ou de l'érotique ?
Pour en revenir à Aldébaran, les femmes apparaissent qq fois nus, mais sans plus, sans provocation, sans langage provocateur et à nombreuses connotations.
Dommage car pour le reste cela s'annonçait du tout bon, je me demande si je vais lire les autres tomes et si vraiment cela vaut le coup pour avoir un scénario en béton.
d'ailleurs, le scénario au final vaut il réellement le détour ?? Difficile de se faire une idée en 120 pages que comporte le 1er tome, quid de rebondissement ? Quid du suspense ? est-il plus complexe qu'il n'y parait ? Pour le moment, pour moi cela n'augure pas grand chose.
Malgré tous les avis positifs sur cette série, j'ai été très déçu. Peut être que j'ai lu l'histoire trop vite, mais j'avoue n'avoir rien compris. Des dialogues peu clairs, je ne vois pas ou veut en venir l'auteur. Par contre, rien à redire au niveau du dessin. Je devrais peut-être lire le second tome pour mieux comprendre et peut-être revoir mon avis.